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  • La puissance de l'émotion dans les mots

    Un homme aveugle dans la rue demande de l'aide avec un panneau disant : "Je suis aveugle, aidez-moi !". Une personne change son message en : "C'est une belle journée, je ne peux pas la voir !" . Cette nouvelle phrase suscite des émotions en faisant ressentir la frustration de l'homme. Elle montre l'importance des petites choses que l'on prend souvent pour acquises. Les phrases émotionnelles incitent à agir positivement.

  • Notre corps pense aussi

    NEW SCIENTIST (LONDRES) Courrier International le 15/08/2020 L'importance de notre corps Les signaux électriques de notre corps – émis par nos organes et pas seulement notre cerveau – influencent notre perception du monde, nos décisions et même la conscience que nous avons de nous-même.  Certaines parties d’Ann Arbor [une ville du Michigan, aux États-Unis] rappellent The Truman Show avec leurs maisons de bois et leurs clôtures blanches. Site de l’université du Michigan, la ville respire la prospérité et la sécurité bourgeoises. Sarah Garfinkel a donc été stupéfaite, quand elle y faisait des recherches il y a dix ans, de constater que les jeunes soldats qui avaient combattu en Irak et en Afghanistan étaient terrifiés. “Ça me fendait le cœur”, confie-t-elle. Et cela a changé le cours de sa carrière. Sarah Garfinkel étudiait alors les circuits cérébraux impliqués dans la peur persistante. En travaillant avec ces anciens combattants traumatisés, elle a découvert deux choses. Premièrement, un environnement sûr ne les aidait pas à avoir moins peur. Deuxièmement, leur peur était autant physique que mentale : leur cœur battait toujours à toute vitesse, ils avaient les pupilles dilatées, les mains moites. “J’ai eu le sentiment que ce que faisait leur corps avait un sens mais je ne faisais qu’observer leur cerveau”, raconte-t-elle. Elle s’est donc penchée sur le lien entre le corps et l’esprit. Sarah Garfinkel , qui enseigne désormais à l’université du Sussex, au Royaume-Uni, a découvert que le corps a plus d’influence sur l’esprit qu’on pourrait le croire. “Nos pensées, nos sentiments et nos comportements sont en partie définis par les signaux internes qui viennent de notre corps”, explique-t-elle. Cela va toutefois plus loin et débouche, selon elle et ses collègues, sur une conclusion surprenante : le corps contribue à la perception qu’on a de soi-même et constitue un élément essentiel de la conscience. Cela présente des implications pratiques quand il s’agit d’évaluer des personnes qui ne manifestent que peu de signes de conscience. Et peut nous obliger à reconsidérer la limite entre la vie et la mort et nous donner de nouvelles informations sur l’évolution de la conscience. On sait depuis longtemps que nos organes internes possèdent une vie propre. Ils génèrent une activité électrique qui est transmise au cerveau par les neurones. Les signaux émis par le battement de votre cœur, votre respiration, la pulsation lente et régulière de votre estomac et l’état de vos muscles se retrouvent dans l’activité électrique de votre cerveau, lequel régule ces fonctions. En d’autres termes, il existe une boucle neuronale dans laquelle les cellules nerveuses transmettent au cerveau les informations communiquées par les organes et les ordres du cerveau aux organes. Au XXe siècle, les chercheurs en neurosciences ne tenaient en général pas compte du corps. Ils associaient la vie mentale exclusivement au cerveau. L’expérience de pensée du “cerveau dans une cuve” illustrait cette approche : on imagine qu’un cerveau est détaché du corps et placé dans une cuve [où il reçoit des stimulus envoyés par un ordinateur] – il continue à avoir normalement conscience de ce qui se passe. “Le corps, un acteur essentiel de l’esprit” Les choses ont commencé à changer au tournant de ce siècle, quand Antonio Damasio, chercheur en neurosciences de l’université de Californie du Sud, a lancé le domaine de l’ embodiment ou “cognition incarnée”. “Je défends l’idée que le corps est un acteur essentiel dans tout ce qui a trait à l’esprit”, explique-t-il. Après avoir été minoritaire pendant des années, il a été rejoint par quelques chercheurs, parmi lesquels Sarah Garfinkel, dans sa quête de l’origine corporelle de notre perception de nous-mêmes. Leur point de départ, c’est l’intéroception, une espèce de sixième sens de ce qui se passe dans notre corps. L’un des moyens de la mesurer, c’est par exemple de demander à quelqu’un de compter les battements de son cœur pendant un temps déterminé et de comparer le résultat avec celui d’un électrocardiogramme (ECG). Cette capacité varie beaucoup d’une personne à une autre. Celles qui perçoivent le battement de leur cœur avec le plus d’exactitude tendent à prendre de meilleures décisions intuitives et perçoivent mieux les émotions des autres [selon une étude parue en 2016 et une autre en 2017]. Que se passe-t-il exactement ? Pour le savoir, les chercheurs avaient besoin de mesurer l’intéroception dans le cerveau. Ils en ont trouvé le moyen avec le potentiel évoqué par les battements du cœur (HEP), c’est-à-dire la réaction du cerveau aux battements du cœur. Il existe beaucoup d’études sur la question car le HEP est relativement facile à mesurer : le rythme cardiaque n’étant pas complètement régulier, il est possible d’isoler le HEP du reste de l’activité du cerveau : il suffit de faire un ECG à un sujet tout en lui faisant passer un scanner cérébral. Le cerveau présente une activité dans le “réseau du mode par défaut”, ces zones qui sont actives même si le sujet ne fait rien consciemment. En 2016, une équipe de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) dirigée par Hyeongdong Park a mesuré le HEP de personnes au cours d’une full-body illusion [une illusion impliquant le corps entier]. Chaque sujet, volontaire, était coiffé d’un casque de réalité virtuelle et regardait une simulation de lui-même se faisant caresser le dos pendant que celui-ci était vraiment caressé. Au bout d’un moment, le sujet déclarait se sentir physiquement proche de l’endroit où se trouvait son soi virtuel et non de l’endroit où il était vraiment assis. Plus le HEP était prononcé, plus l’illusion était forte. C’était selon les chercheurs la première preuve neurophysiologique de l’existence d’un lien entre l’intéroception et la perception de soi qu’a le cerveau. “Le HEP reflète les changements dans la conscience corporelle de soi, par exemple les changements dans l’identification avec le corps virtuel et le déplacement vers le corps virtuel”, précise Olaf Blanke, qui dirige le laboratoire de neurosciences cognitives de l’EPFL. Le libre arbitre, otage de nos états corporels ? Les chercheurs de l’EPFL ont ensuite montré que notre soi corporel est tout sauf passif : il intervient dans toutes les décisions que nous prenons. L’équipe d’Olaf Blanke est partie des travaux du physiologiste américain Benjamin Libet, qui a en 1983 détecté un signal qui se déclenche dans le cerveau juste avant qu’une personne prenne conscience de son intention d’agir. Pour Libet, cela signifiait que le libre arbitre n’existe pas. Les chercheurs de l’EPFL ont découvert que ce même signal est également lié à une action corporelle particulière : la respiration. Nous sommes plus susceptibles d’effectuer un acte volontaire quand nous expirons. C’est pour Olaf Blanke une indication claire que “les actes de libre arbitre sont les otages de toute une série d’états corporels intérieur”. Ces expériences ont conduit Park et Blanke à poser que le cerveau se représente le soi corporel à partir des signaux envoyés par les organes comme des signaux envoyés par le monde extérieur. Cette représentation inclut l’auto-identification et l’autolocalisation, comme dans la full-body illusion . Ils pensent également que le caractère rythmique des signaux envoyés par les organes contribue à créer la continuité du soi dans le temps. “Les battements du cœur ont un caractère cyclique et prévisible, assure Olaf Blanke. Cet élément temporel pourrait jouer un grand rôle dans cette continuité du soi.” La puissance de notre corps Dessin paru dans New Scientist, Londres. De Patrick George Catherine Tallon-Baudry, chercheuse en neurosciences de l’École normale supérieure de Paris, a une autre conception de la contribution du corps à la conscience de soi. Le cerveau est constamment bombardé de signaux émanant de l’intérieur et de l’extérieur du corps et résultant de ses processus cognitifs. Les signaux sont traités par des circuits cérébraux différents. Pour Catherine Tallon-Baudry, les signaux rythmiques émis par les organes imposent au cerveau un cadre de référence unifié, qui nous permet de percevoir toutes ces informations entrantes du point de vue d’un seul “je” subjectif. “Je pense que la conscience est une propriété que le cerveau génère une fois qu’il a intégré les informations émanant de tout l’organisme”, explique-t-elle. Et une série d’expériences étayent son point de vue. La vision augmentée par les battements du cœur En 2014, Catherine Tallon-Baudry et Hyeongdong Park, qui travaillait dans son labo avant de rejoindre celui de Blanke, se sont mis à étudier l’influence du HEP sur notre conscience des choses. Ils ont demandé à des personnes de fixer leur regard sur un point puis de dire si elles voyaient un léger cercle autour. Plus le sujet avait un HEP fort avant qu’on lui montre le cercle, plus il était susceptible de percevoir celui-ci. “Les battements du cœur se comportent comme un élément supplémentaire d’information visuelle”, analyse Catherine Tallon-Baudry. Ils apportent également la “mienneté” intrinsèque du vécu conscient. “Dans la réponse de la personne – ‘J’ai vu quelque chose’ –, il y a cet élément de ‘je’. Il ne faut pas négliger cette part de ‘je’ dans la perception.” Pour Olaf Blanke, cette étude est une magnifique démonstration du seuil de la conscience mais elle ne permet pas nécessairement de conclure que le soi est impliqué. Catherine Tallon-Baudry et son équipe ont donc mis au point une autre expérience pour étudier cette question. Cette fois, ils se sont concentrés sur la distinction entre “je” et “moi.” “’Je’, c’est l’aspect le plus basique du soi – celui qui vient avant la pensée, c’est l’entité unifiée qui pense, explique la chercheuse. Il est fondamentalement différent de la réflexion sur le ‘moi’, qui implique de surveiller différentes fonctions corporelles sans ce sentiment d’unité.” Pour voir si le cerveau traite lui aussi ces deux concepts différemment, l’équipe a demandé à des personnes qui passaient un scanner cérébral de fixer un point et de laisser leur esprit vagabonder. De temps en temps, on leur demandait si elles pensaient au “moi” ou au “je”, qu’on les avait entraînées à reconnaître, à ce moment précis. Le HEP se produisait dans une région différente du cerveau selon la réponse : près de l’avant quand le sujet pensait au “moi”, plus en arrière quand il pensait au “je”. Ce qui montrait pour la première fois que le cerveau fait effectivement la différence entre ces deux concepts. Quand le cerveau écoute le cœur Dans des travaux non encore publiés, l’équipe de Catherine Tallon-Baudry a également montré que le corps contribue parfois à nos préférences personnelles, qui nous définissent à plus d’un égard aux yeux des autres. Des sujets volontaires ont regardé 200 affiches de films célèbres et noté ceux qu’ils avaient vus. Le lendemain, on leur a montré des paires d’affiches des films qu’ils avaient notés et demandé d’indiquer celui qu’ils avaient préférés pendant qu’on mesurait leur HEP. Comme d’habitude dans ce genre d’expérience, les réponses n’étaient pas complètement cohérentes. Cependant, les personnes ayant le HEP le plus élevé au moment du choix ont donné des réponses qui étaient plus en phase avec la note qu’elles avaient donnée au début. Le choix du sujet était plus fidèle à lui-même quand son cerveau écoutait davantage son cœur. Le soi corporel d’Olaf Blanke et la conscience corporelle de Catherine Tallon-Baudry ne sont peut-être pas si éloignés. Les deux chercheurs peuvent espérer trouver un modèle primordial du “soi incarné” qui concilie leurs conclusions. Mais où s’inscrivent les recherches de Sarah Garfinkel là-dedans ? Celle-ci explore deux idées liées : les signaux corporels influent sur nos émotions et les émotions définissent notre perception du soi par la mémoire et l’apprentissage. Après avoir travaillé avec des personnes souffrant de troubles autistiques, elle a conclu que leur difficulté à communiquer avec les autres vient de ce que leur cerveau est dépassé par les informations viscérales associées à leurs émotions et à celles des autres. Prenant pour piste une hyperactivité de l’axe corps-cerveau, elle planche maintenant sur ce qui hantait ces anciens combattants traumatisés : la peur. Pour son étude la plus récente , Sarah Garfinkel a adapté un paradigme classique de la psychologie appelé “conditionnement à la peur”. Les sujets, volontaires, ont appris à associer des stimulus neutres à des conséquences négatives, puis la chercheuse a mesuré leur rythme cardiaque et la conductivité électrique de leur peau, qui augmente quand on a peur. Les sujets se sont montrés plus effrayés quand on leur présentait les stimulus pendant que leur cœur se contractait que pendant qu’il se détendait. La phase du rythme cardiaque affectait également la facilité avec laquelle ces réactions de peur étaient provoquées par la suite. “Ces signaux du cœur peuvent vraiment provoquer et annuler les réactions de peur conditionnée”, insiste-t-elle. La conscience, “un concept fumeux” Sarah Garfinkel n’aime pas parler de conscience parce qu’elle pense que c’est un concept fumeux – “La conscience agit à tellement de niveaux” – , mais elle pense vraiment travailler sur les mêmes énigmes que Blanke et Tallon-Baudry. Pour Damasio, ces trois approches sont conciliables si on envisage les choses du point de vue de l’évolution. Il y a quatre milliards d’années, les premiers organismes primitifs surveillaient les changements survenant dans leur corps – l’équivalent de la faim, la soif, la douleur, etc. – et disposaient de mécanismes de retour de l’information pour maintenir l’équilibre. Notre système nerveux autonome, qui contrôle les fonctions automatiques de l’organisme, par exemple les battements du cœur et la digestion, sans que nous en ayons conscience ou presque, est un vestige de ces mécanismes primitifs. Puis, il y a environ cinq cents millions d’années, le système nerveux central, avec un cerveau, est apparu. “La nature l’a ajouté après coup”, remarque Antonio Damasio. Il est cependant devenu une “ancre” alors que l’esprit était plus distribué auparavant. Les changements survenant dans l’organisme étaient projetés sur le cerveau et vécus comme des émotions ou des pulsions – l’émotion de la peur, par exemple, ou la pulsion de manger. La subjectivité est arrivée encore plus tard, poursuit Damasio, avec l’apparition du système musculo-squelettique, qui devait être le cadre physique du système nerveux central et fournir ainsi un cadre de référence stable : le “je” unifié du vécu conscient. Si Antonio Damasio réfléchit à une synthèse, les autres chercheurs songent aux applications de leurs travaux. Sarah Garfinkel compte tester son idée d’hyperactivité de l’axe corps-cerveau sur des personnes traumatisées. Ses résultats accréditent déjà l’hypothèse qu’on puisse traiter le syndrome de stress post-traumatique avec des substances agissant sur le système cardiovasculaire. Des médicaments de ce type sont d’ailleurs en cours d’essais cliniques . Blanke et Park ont déposé un brevet relatif à la prévision du comportement par le rythme respiratoire. Cela pourrait entre autres permettre de rendre les interfaces cerveau-ordinateur plus sensibles aux choix des personnes en situation de handicap. Faut-il revoir notre conception de la mort ? Catherine Tallon-Baudry travaille avec le neurologue Steven Laureys à l’université de Liège, en Belgique, sur des personnes souffrant de troubles de la conscience, par exemple le coma. Ils ont formé une intelligence artificielle à reconnaître le lien entre le HEP et certains signes cliniques mesurables, à vérifier si le HEP peut à lui seul constituer un outil de diagnostic pour les patients présentant des signes cliniques ambigus – en particulier ceux qui se trouvent dans la zone grise appelée état de conscience minimale. Ces découvertes présentent également des implications philosophiques. Si la conscience est “incarnée” [intrinsèquement liée au corps], notre conception de la mort, actuellement définie par l’Organisation mondiale de la santé comme la perte irrémédiable des fonctions cérébrales (mais pas corporelles), s’en trouvera peut-être affectée. Ces recherches ont également des conséquences pour la conscience des autres animaux et le traitement que nous leur réservons. Et si la conscience est incarnée, cela signifie qu’une machine ou un robot ne sera jamais vraiment consciente puisqu’elle ne peut pas intégrer de signaux émis par son corps. “Quand on commence à passer en revue les implications du soi incarné, déclare Catherine Tallon-Baudry, elles sont vraiment très profondes.” Laura Spinney Cet article a été publié dans sa version originale le 24/06/2020.

  • La métaphore de la calèche

    Métaphore de la calèche La métaphore de la calèche nous invite à nous considérer dans notre globalité. Platon écrit le mythe de "l'attelage ailé" dans le dialogue de Phèdre pour expliquer la nature de l'âme. [1] Elle ressemble, dit-il, à une force à laquelle concourent par nature un attelage et son cocher, l'un et l'autre soutenu par des ailes. On trouve également également cette allégorie en termes simples et clair la vision orientale du Chemin de Vie .[2] Le chemin sur lequel circule la Calèche est un chemin de terre . Comme tous les chemins de terre, il comporte des « nids-de-poule », des trous, des bosses, des cailloux, des ornières et des fossés de chaque côté. Les trous, les bosses et les cailloux sont les difficultés , les heurts de la vie . Les ornières sont les schémas déjà existants que nous reprenons des autres et que nous reproduisons. Les fossés, plus ou moins profonds, représentent les règles , les limites à ne pas franchir sous peine d’accident. Ce chemin comporte parfois des virages qui empêchent la visibilité ou traverse parfois des zones de brume ou des orages. Ce sont toutes ces phases de notre vie où nous sommes dans le « brouillard », où nous avons de la difficulté à voir clair ou à pouvoir anticiper car nous ne pouvons « voir devant». Cette Calèche est tirée par deux chevaux. Ces chevaux symbolisent les émotions, ce qui nous montre à quel point ce sont elles qui nous tirent, voire nous mènent dans la vie. La Calèche est conduite par un Cocher qui représente notre mental, notre Conscient. Elle possède quatre roues, deux devant (les bras), qui donnent la direction ou plutôt impliquent la direction donnée par le Cocher aux chevaux, et deux derrière (les jambes), qui portent et transportent la charge (elles sont d’ailleurs toujours plus grosses que celles de l’avant). À l’intérieur de la Calèche, il y a un passager que l’on ne voit pas. Il s’agit du Maître ou Guide Intérieur de chacun de nous, de notre Non-Conscient, de notre Conscience Holographique. Notre Calèche personnelle avance donc sur le chemin de la vie, dirigée en apparence par le Cocher. Je dis bien en apparence, car si c’est bien lui qui la conduit, c’est en fait le passager qui a donné la destination. Le Cocher, qui est donc notre mental, conduit la Calèche. De la qualité de sa vigilance et de sa conduite (ferme mais en douceur) vont dépendre la qualité et le confort du voyage (l’existence). S’il brutalise les chevaux (émotions) et les brime, ceux-ci vont s’énerver ou s’emballer à un moment donné et risquer de conduire la Calèche à l’accident, de la même manière que nos émotions nous conduisent parfois à des actes irraisonnables voire dangereux. Si le conducteur est trop relâché, s’il manque de vigilance , l’attelage va passer dans les ornières (reproduction des schémas parentaux, par exemple) et nous suivrons alors les traces des autres, en courant le risque d’aller dans le fossé, comme eux, s’ils l’ont fait. De la même façon, s’il n’est pas vigilant, le Cocher ne saura pas non plus éviter les trous, les bosses, les nids-de-poule (coups, erreurs de la vie) et le voyage sera très inconfortable pour la Calèche, le Cocher, et le Maître ou Guide Intérieur. S’il s’endort ou ne tient pas les rênes, ce seront alors les chevaux (émotions) qui dirigeront la Calèche. […]. Lorsque le Cocher conduit trop vite, force trop, comme nous le faisons parfois, ou si les chevaux s’emballent, c’est le fossé, l’accident qui arrête plus ou moins violemment tout l’attelage et avec plus ou moins de dégâts (accidents, traumatismes, dépressions). Parfois, une roue ou une pièce de la Calèche lâche (maladie), soit parce qu’elle était fragile, soit parce que la Calèche est passée sur trop de bosses et dans trop de trous (accumulation de comportements, d’attitudes inadéquates). Il faut alors réparer et selon la gravité de la panne, nous allons pouvoir le faire nous-mêmes (repos, cicatrisation), devoir faire appel à un dépanneur (médecine douce, naturelle) ou si c’est encore plus grave à un réparateur (médecine moderne). Mais il sera de toute façon important de ne pas nous contenter de changer la pièce. Il sera essentiel de réfléchir à la conduite du Cocher et à la manière avec laquelle nous allons changer nos comportements, nos attitudes face à la vie, si nous ne voulons pas que « la panne » se reproduise. Parfois, la Calèche travers des zones de faible visibilité, c’est-à-dire que nous ne voyons pas vraiment où nous allons. Il peut s’agir d’un simple virage. Nous pouvons le voir et nous préparer à son arrivée en anticipant. Nous devons alors ralentir, repérer dans quel sens tourne le chemin et suivre la courbe en tenant bien les chevaux (maîtriser par exemple nos émotions quand nous vivons une phase de changement voulue ou subie). Lorsqu’il s’agit de brume ou d’orage, il nous est alors plus difficile de conduire notre Calèche. Nous devons « naviguer à vue », en ralentissant l’allure et en nous fiant aux bords immédiats du chemin. Nous devons dans cette phase faire une confiance totale, pour ne pas dire « aveugle », dans le chemin de vie […], et le Maître ou Guide Intérieur (Non-Conscient) qui a choisi le chemin. Ce sont les phases de la vie où nous sommes perdus dans le « brouillard » et où ne nous savons plus où nous allons. Dans ces moments-là, nous ne pouvons plus faire autrement que laisser la vie nous montrer la route. Parfois, enfin, nous arrivons à des carrefours, des bifurcations. Si le chemin n’est pas balisé, nous ne savons pas quelle direction prendre. Le Cocher (le mental, l’intellect) peut prendre une direction au hasard. Le risque de se tromper, voire de se perdre, est grand. Plus le Cocher est sûr de lui, persuadé de tout connaître et de tout maîtriser, plus il va vouloir et penser savoir quelle direction choisir et plus le risque sera important. Nous sommes alors dans le règne de la « technocratie rationaliste », où la raison et l’intellect croient pouvoir tout résoudre. S’il est, en revanche, humble et honnête avec lui-même, il demandera quelle route prendre au passager (Maître ou Guide Intérieur). Celui-là sait où il va, il connaît la destination finale. Il pourra alors l’indiquer au Cocher, qui la prendra, à condition que ce dernier ait été capable de l’entendre. En effet, la Calèche fait parfois beaucoup de bruit en roulant, et il est nécessaire de s’arrêter pour pouvoir dialoguer avec le Maître ou le Guide Intérieur. Ce sont les pauses, les retraites que nous faisons parfois pour nous retrouver, car il nous arrive de nous perdre. » Michel ODOUL Phèdre de Platon [1] Socrate rencontre Phèdre Représentation de l’Être Humain selon la philosophie asiatique, interprétée par Michel ODOUL dans son livre « Dis-moi où tu as mal, et je te dirai pourquoi » aux Editions Albin Michel.

  • Comment se construit l'empathie?

    Est-ce inné ? Comment acquérir de l'empathie ? L'empathie Le fondement de l'empathie est l'attention que l'on porte à autrui et de la capacité à nouer des relations sociales. L'empathie est le deuxième pilier de l'intelligence émotionnelle (le premier est la conscience de soi). Souvent nous entendons comme définition de l'empathie :"Se mettre à la place de l'autre, tout en restant à la sienne". Cela supposerait que l'on puisse se mettre à la place de l'autre... pas évident : "un ami vient de perdre un être cher, et si je lui dis : je comprends je me mets à ta place !" - Comment peut on se mettre à la lace de l'autre ? Ne suis-je pas un peu prétentieux ou ne suis-je pas conscient de la portée de la signification du mot "empathie". Une autre erreur est de penser que l'empathie est une faculté innée et que soit nous la possédons soit nous ne la possédons pas et qu'il n'y aurait pas à l'éduquer. Nous savons aujourd'hui, avec l'évolution des neurosciences et de la psychologie, que le développement de l'empathie obéit à une loi générale du développement humain selon laquelle il existe des moments de développement pendant lesquels une faculté s'installe avec beaucoup de facilité. Pour l'empathie il existe trois périodes clés dans sa construction On sait qu'avant 1an, il existe chez l'enfant une période de confusion émotionnelle : l'enfant sourit quand sa mère sourit, et ne fait pas la différence entre son émotion et celle de sa mère. La première période de la construction de l'empathie se fait de 1 à 3 ans. Cette période construit l'empathie émotionnelle qui est la capacité à ressentir ce que l'autre ressent. C'est le moment où l'enfant apprivoise le visage de l'autre comme repère de communication, où il comprend la signification de ses mimiques. Un enfant qui n'aurait pas exploité cette période laisseraient des traces durables comme avoir du mal à identifier les émotions sur un visage, ce qui pourrait amener à du repli voire de l'agrssivité. - Ces travaux ont été effectués par Linda Pagani , (professeure en psychoéducation à l'Université de Montréal). La deuxième période de construction de l'empathie se fait à 4 ans et demi. Cette période construit l'empathie cognitive qui est la capacité de comprendre le point de vue de l'autre. C'est le moment où l'enfant va être capable de comprendre que l'autre a une représentation du monde différente de la sienne. Expérience qui montre cette théorie : La boite de bonbons. Vous montrez une boite de bonbons à un enfant et lui demandez ce qu'il y a dedans : il vous répond qu'il y a des bonbons. Puis vous lui expliquez que vous allez mettre des papiers à la place des bonbons. Vous le faites et vous lui demandez ce qu'il a dedans : il vous répond qu'il y a des papiers. Ensuite vous lui dites que vous allez appeler sa mère, son père, ou autres et leur demander ce qu'il y a dans la boite. Avant 4 ans et demi, l'enfant répond qu'ils vont dire qu'il y a des bouts de papier. Après 4 ans et demi, il répond qu'il y a des bonbons, parce qu'ils ne savent pas que les bonbons ont été remplacés par des bouts de papiers. La dernière période de construction de l'empathie se fait entre 8 et 12 ans. Cette période construit celle de l' empathie complète ou que Daniel Goleman appelle le souci empathique qui est la capacité à sentir ce que l'autre attend de vous. Cette période combine les deux précédentes, elle est la capacité de de se mettre émotionnellement à la place de l'autre émotionnellement, et pas seulement intellectuellement. Le pervers (voir le post sur la manipulation) a une bonne empathie émotionnelle et une bonne empathie cognitive, mais il lui manque cette troisième composante. Il faut savoir que cette dernière composant se développe peu naturellement, elle doit être travaillée, par exemple à l'aide d'exercices de théâtre. Il existe une autre composante de l'empathie Cette composante à part c'est l'empathie pour soi. Elle se présente avec la même logique que l'empathie mais elle est tournée vers soi. Ainsi l'empathie émotionnelle est capable d'identifier les émotions des autres, mais aussi ses propres émotions. Plus nous comprenons et acceptons nos émotions, plus nous comprenons et acceptons les émotions des autres. et inversement. Ce qui n'est pas toujours évident. Exemple : Il est facile d'identifier sa joie ou son plaisir mais sa honte, sa colère ou son amertume, moins ! Pourtant, si l'on cache constamment sa propre honte, on ne pourra pas l'identifier chez l'autre. Pour l'empathie cognitive , il en est de même. Mieux, nous arrivons à mettre en relation nos émotions avec les raisons pour lesquelles nous les éprouvons, mieux nous comprendrons et accepterons celles d'autrui, et inversement. L 'empathie complète se présente aussi de la même façon. Nous ne pouvons comprendre la diversité des points de vue que si nous acceptons d'abord la multiplicité des points de vue à l'intérieur de nous, c'est à dire, ne pas penser que les situations que nous vivons appellent un point de vue unique. Quelles sont les limites de l'empathie ? Il peut y avoir le défaut d'empathie mais aussi l'excès d'empathie surtout dans le milieu des proches. Martin Hoffman professeur de psychologie à l'université de New-York appelle le biais de familiarité. Le psychologue Paul Bloom Professeur à l'Université de Yale a expérimenté cette préférence pour ceux qui nous ressemblent en organisant un spectacle pour bébés, avec une marionnette qui ouvre une boite, une qui vient l'aider et une autre qui finit par l'empêcher. Invités à prendre parti pour l'une des deux marionnettes à être entrées en scène, les bébés récompensent celle qui aide. Cela suit la morale ! L'ennui, c'est que si l'on habille d'un T-shirt jaune le bébé qui donnera son avis et la marionnette qui empêche d'ouvrir la boite... Le bébé récompense la "méchante". Prendre fait et cause pour ceux qui nous ressemble est plus puissant que la moralité. Or si l'empathie n'est pas le sens moral mais son précurseur. Prendre conscience que l'empathie réduit au cercle des proches enlève toute objectivité. Le travail est la réciprocité : l'empathie complète permet d'accéder à une empathie morale que nous devrions élargir à tous ceux que nous ne connaissons pas. L'empathie intersubjective , c'est rencontrer quelqu'un et accepter qu'il nous informe sur nous-même des choses que l'on ignore. Bien sûr c'est le top de l'empathie qui ne peut se réaliser qu'après avoir mis en place les autres formes d'empathie. Le psychologue Paul Bloom Professeur à l'Université de Yale Linda Pagani , professeure en psychoéducation à l'Université de Montréal Daniel Goleman a écrit l'intelligence émotionnelle".

  • Quel est le rôle de l'Empathie en entreprise ?

    Manager et sa collaboratrice L'empathie outil de développement ou manipulation ? Comment contrôler ses élans empathiques ? Le fondement de l’empathie est l’attention que l’on porte à l’autre. Le mot attention vient du latin « attentio » qui voudrait dire : « tendre l’esprit vers » quelque chose, quelqu’un… Dans une entreprise, il suffit d’observer les comportements de chacun et vous reconnaîtrez facilement ceux qui "tendent leur esprit vers..." …ou pas ! Ils se reconnaissent parce qu’ils trouvent avec chacun d'entre-nous des points communs, parce que leurs opinions ont plus de poids, parce qu'ils ont ont du charisme, parce que c'est avec lui que l'on a envie de travailler. Ce sont des leaders naturels dont on reconnaît l’autorité. Ils n’ont pas forcément besoin de pouvoir hiérarchique pour se faire écouter. Ils sont présents. D’une façon générale, face à l’adversité, un groupe, une équipe, une communauté sera d’autant plus résiliente si chacun se souciait de l’autre. A ce propos, je me souviens des inondations de Nîmes. L'eau descendait du quartier Richelieu et envahissait petit à petit le bas de la ville où j'habitais. Du balcon au deuxième étage, nous vîmes les voitures dévaler le boulevard en flottant sur l'eau. L'eau montait petit à petit et soudainement la cru s'accentuait pour arriver à une hauteur d'environ 1,70 m. L'eau envahissait le hall d'entrée de cette résidence et aussi le sous-sol en entrant par le soupirail et immergeait nos véhicules ! Nous nous demandions quand cela allait s'arrêtait. Pour la première fois, nous discutions entre-nous, nous échangions nos impressions, nos cigarettes (effectivement je fumais ... mais grâce à la PNL, j'ai arrêté quelques années plus tard) ... nous faisions connaissance... d'un groupe de résidants d'un immeuble qui se disaient simplement bonjour/bonsoir, nous devenions une équipe prêt à partager, échanger, aider pour que personne ne soit laissé de côté ... Aussi si chacun se souciait des autres, l’entreprise serait plus résiliente, pour arriver à un travail collaboratif de plus en plus élargi. Pour cela il est nécessaire d'avoir une activité commune qui prennent en compte les différences de chacun afin de pouvoir développer toutes les composantes de l'empathie. Développement ou manipulation ? Le problème en entreprise, c'est que l'empathie peut vite se transformer en manipulation , ce qui en fait une pilule parfois amère à avaler, voire des "conflits d'empathie"; Qu'est-ce qu'un conflit d'empathie ? C'est une situation où l'individu est partagé entre des choix douloureux, sans comprendre qu'il est en situation de devoir choisir. Nous en avons un exemple criant avec l'actualité du moment : le manque d'effectifs notamment dans le milieu médical. Les acteurs de ce milieu doivent choisir entre, s'occuper bien de moins de malades, quitte à laisser leurs collègues faire le boulot à leur place ou s'occuper moins bien des patients pour que ses collègues n'aient pas un surplus d'activités. Choix cornéliens car, quelle que soit le choix, les personnes seront amenées à piétiner leur empathie. En fait l'empathie est à double tranchant, soit vous vous en servez pour aider quelqu'un, soit vous vous en servez pour votre propre bien-être en le manipulant. C'est question d'éthique. Cependant, ce qui est important c'est de savoir et savoir faire et ne pas rester dans l'ignorance. En sachant faire vous saurez déjouer les comportements toxiques tout en douceur, sans frustration en étant vous-même. Dans le monde de l'entreprise, entre être mal dans sa peau, le cacher par un autoritarisme qui empêche toute discussion et un laisser-(trop)faire qui ne serait que le fait de cacher une peur ou un excès d'émotionnel, il existe la solution d'être soi-même, être en accord avec soi-même. Cela demande une implication, un travail sur soi-même dont vous seul en serait maître et responsable. L'être humain étant perfectible, cela est un travail de toute une vie. le bon côté des choses c'est qu'il peut donner un sens à sa vie . Comment contrôler ses élans empathiques ? Aussi développer son empathie et ce n'est pas simplement "se mettre à la place de l'autre". Il faut être conscient que 'empathie recoupe trois formes : L'empathie cognitive permet aux managers, aux leaders de s'expliquer de manière sensée . Cette forme d'empathie exige de réfléchir aux émotions plutôt que de les exprimer, c'est le prolongement naturel du premier pilier de l'intelligence émotionnelle : la conscience de soi , que nous travaillons avec les outils de la pleine conscience , vivre le moment présent et seulement celui là. Alors l'esprit ne regarde ni avant ni en arrière, le présent seul est notre bonheur. Goethe L'empathie émotionnelle est important pour un management efficient, pour la gestion de la relation client et la motivation d'un groupe. Cette forme d'empathie nous permet de sentir rapidement sans penser profondément. Pour cela il est nécessaire de combiner deux sortes d'attention : une focalisation sur les échos que peut vous renvoyer les sentiments des autres et une conscience sur la voix, le visage, les micro comportements et des signes extérieurs de l'émotion de la personne. Le souci empathique. (Ce terme est employé par Daniel Goleman*) Ce troisième aspects est étroitement lié à l'empathie émotionnelle, car c'est au delà de ressentir ce que les autres éprouvent, et aussi ce qu'ils attendent de vous. Dans ce cas, nous vivons intuitivement la détresse de l'autre comme étant la nôtre, amis en répondant à son besoin, nous mesurons délibérément combien son bien-être compte pour nous. En fait ce souci empathique nous oblige à gérer notre propre souffrance sans nous insensibiliser à la douleur des autres. Danger de l'empathie en entreprise Bien sûr le manque d'empathie est une carence préjudiciable dans nos relations, mais l'empathie peut être très développé mais réduite aux proches et dans ce cas c'est préjudiciable. Le psychologue Paul Bloom (professeur à l'université de Yale) a expérimenté cette préférence pour qui nous ressemble en organisant un spectacle pour bébés, avec une marionnette qui ouvre une boite, une qui vient l'aider et une autre qui finit par l'en empêcher. Invité pour prendre parti pour l'un des deux dernières marionnettes rentrées en scène, les bébés récompensent celle qui aide. Super ! L'ennui est que si l'on habille d'un T-shirt jaune le bébé et la marionnette qui empêche d'ouvrir la boite ... le bébé récompense la "méchante". Prendre fait et cause pour ceux qui nous ressemblent est plus puissant que la moralité. Il est important de savoir que si je peux vous aider en tant que coach formateur et en utilisant diverses approches de thérapies brèves ou de théâtre, le FAIRE vous appartient. Nous développons toutes les caractéristiques de l'empathie par un accompagnement prenant en compte les différences de chacun. C'est pour cela que je propose une approche individuelle et une collective en présentiel et avec un suivi régulier par visio-conférence. Apprendre à se concentrer en utilisant une respiration diaphragmatique profonde à cultiver le détachement, la dissociation. " Suspendre votre implication pour observer ce qui se passe vous donne une pleine conscience de l'interaction, sans être complétement réactif pour autant. Vous pouvez voir si votre propre physiologie est tendue ou équilibrée. Vous pouvez vous rendre compte de ce qui transparait de cette situation." Daniel Goleman Contrôler son élan empathique envers les sentiments des autres peut nous aider à prendre des meilleures décisions surtout quand le flot émotionnel de quelqu'un menace de nous submerger. Exemple : Quand nous voyons quelqu'un qui se coupe avec un couteau, notre cerveau émet un signal indiquant que nos propres sens de douleur entrent en résonnance avec cette souffrance. Apprendre à bloquer ces réactions automatiques est possible, cela consiste à prendre de la distance avec les autres afin de rester calme et ainsi pouvoir les aider. Eduquer notre système neuronal nous aide à comprendre intellectuellement le point de vue d'une personne dont le flot émotionnel menace de nous submerger en faisant passer, de l'empathie émotionnelle du cœur, vers le cœur de l'empathie cognitive soit de l'esprit vers le cœur. Ceci est un exemple d'empathie émotionnelle de cœur vers le cœur à l'empathie cognitive de l'esprit vers le cœur. Conclusion Les différents aspects de l''empathie émotionnelle peuvent se travailler. Cela signifie : apprendre à se concentrer en utilisant une respiration diaphragmatique profonde, cultiver un certain détachement, prendre de la "hauteur" , comprendre, évacuer les pensées négatives... Tout un programme, car plus nous comprenons et acceptons nos émotions, plus nous comprenons et acceptons les émotions des autres et vice versa. * Daniel Goleman est codirecteur du Consortium for Reseach on Emotional Intelligence in Organizations à Rutgers, l'université d'Etat du New Jersey. Il est aussi l'auteur de "l'Intelligence Emotionnelle" et de "l'intelligence émotionnelle au travail".

  • L'importance de la connaissance de Soi !

    Qu'est-ce que la connaissance ? Selon un vieux conte japonais, un jour un samouraï belliqueux somma un maître zen de lui expliquer ce qu'étaient le paradis et l'enfer. Le moine lui répondit avec mépris : -Tu n'est qu'un rustre, je n'ai pas de temps à perdre avec des gens de ton espèce. Se sentant insulté, le samouraï devint furieux et, tirant son épée, s'écria : - Je pourrai te tuer pour ton impertinence. - Voilà ce qu'est l'enfer, répliqua le moine calmemement. Surpris par la vérité de ces paroles, le samourai se calma, rengaina son épée, salua le maître et le remercia de l'avoir éclairé. - Et voilà le paradis ajouta celui-ci. Connais-toi, toi-même et tu connaîtras l'Univers et les Dieux ! Inscription sur le seuil du temple de Delphes, attribuée à Socrate indique que l’exigence de l’homme doit se porter sur sa nature par une connaissance de soi ! C’est en se connaissant, en cherchant en lui-même, que l’homme peut trouver la sagesse .   Cette histoire du samouraï montre comment une attitude peut être différente selon que l'on se laisse porter par ses émotions ou que l'on en soit conscient. D'où l'importance d'être conscient de ses sentiments au fur et à mesure de leurs apparitions. C'est la clé de voute de l'intelligence émotionnelle.   Je pense que chacun d'entre-nous a en mémoire des épisodes où nous n'avons pas fait attention à nos sentiments réels ou alors trop tardivement, alors nous en avons subi les conséquences... Selon John Mayer, l'un des pères de la théorie de l'intelligence émotionnelle, la conscience de soi signifie que nous sommes "conscients à la fois de notre humeur du moment et de nos pensées relatives à cette humeur" .   Selon lui, les individus se répartissent en trois catégories différentes selon leurs rapports avec leurs émotions. Ceux qui ont conscience d'eux-mêmes. Ces personnes font naturellement preuve d'une certaine subtilité dans leur vie affective. Ce sont des gens indépendants, en bonne santé psychologique, qui ont le sens de la mesure et, en général une conception positive de la vie. Ceux qui se laissent se submerger par leurs émotions Ils ont souvent l'impression de ne pas pouvoir échapper à leurs émotions, comme si c'était elles qui prenaient le commandement de la personne. Ce sont des gens qui sont souvent de mauvaise humeur, pestant contre la société et, ils ont souvent l'impression de ne pas contrôler leur vie affective. Ceux qui acceptent leurs dispositions d'esprit. Tout en ayant conscience de ce qu'ils éprouvent, ils ont tendance à ne pas faire grand-chose pour y remédier. Ce sont des personnes résignées, soit dans la bonne humeur, donc pourquoi changer, soit dans des sautes d’humeur ; donc les accepter et ne rien faire.   Le premier travail est celui-ci : La conscience de soi. La conscience de soi, aussi nommée "attention flottante", "rappel à soi", désigne cette attention permanente de son état intérieur. Elle signifie qu'on est à la fois consciente de son humeur du moment et de ses pensées relatives à cette humeur. Dans cette attitude, l'esprit observe et étudie l'expérience elle-même, y compris les émotions. Cette première étape basique est primordiale pour que vos émotions soient intelligentes.   C'est ce premier pas vers la conscience de soi qui permet de mieux gérer ses émotions et d'atteindre une plus grande paix intérieure. Pour illustrer cette idée, une ancienne histoire de samouraï raconte comment un guerrier, en contrôlant ses émotions, a trouvé la sagesse et la tranquillité dans les moments les plus tumultueux de la bataille.   L'intelligence émotionnelle ne se limite donc pas à reconnaître et à comprendre ses propres émotions, mais elle inclut également la capacité de les réguler. Cela signifie être capable de transformer une émotion négative en une opportunité de croissance personnelle. En cultivant cette compétence, nous pouvons améliorer notre bien-être psychologique et nos relations avec les autres.   Lorsqu'une personne devient consciente de ses émotions, elle peut les utiliser à son avantage plutôt que de les subir passivement. Par exemple, ressentir de la colère peut être un signal pour prendre des mesures constructives contre une injustice, tandis que la tristesse peut nous pousser à chercher du soutien et à renforcer nos liens sociaux.   En fin de compte, la conscience de soi et la gestion des émotions sont des compétences essentielles qui nous aident à naviguer dans la complexité de la vie quotidienne. Elles nous permettent de rester ancrés dans nos valeurs et de réagir de manière appropriée aux défis auxquels nous sommes confrontés.

  • Gérer les pensées et émotions négatives

    pensées et émotions négatives 6 0 0 0 C'est le nombre de mots que nous prononçons en moyenne chaque jour. Et entre ce que nous disons et ce que nous pensons ou voulons dire, les mots qui nous restent dans la tête, le nombre de mots est beaucoup plus important. D'ailleurs Imaginez une phrase, n'importe laquelle, celle qui vous vient à l'esprit, il y a de grandes chances pour que la plupart des mots la composant ne concernent pas des faits mais des évaluations, des jugements entrelacés avec des émotions. Certaines sont positives et utiles, comme des félicitations, des signes de reconnaissance positive*. D'autres sont négatives et inutiles comme des reproches ou des signes de reconnaissance négative* *Les reconnaissances ou stroke en analyse transactionnelle, sont la nourriture affective que chacun a besoin pour nourrir son émotionnel. Pour l'être humain, il est normal d'avoir des pensées négatives, des critiques, des sentiments indésirables, des doutes, des peurs et je pense qu'il est difficile de faire autrement. Notre esprit, lui, fait son travail qui est d'essayer d'anticiper et de résoudre des problèmes et éviter de potentiels écueils. Pour gérer les pensées et émotions négatives, le problème est que souvent ces pensées sont hameçonnées comme un poisson au bout de la ligne par l'esprit de la personne, souvent, d'ailleurs cela lui "prend la tête" , . Les bavardages internes qui s'ensuivent permettent de saper d'importantes ressources cognitives qui pourraient être utilisé à meilleur escient. Ce sont des situations que nous rencontrons souvent parce qu'elles proviennent de problèmes émotionnels récurrents. Cela procure des angoisses concernant les priorités, la gestion du temps …, une jalousie envers la réussite, la situation, la personnalité… des autres ou des peurs de rejet, d'abandon… et bien d'autres états d'âme. Pour les "réparer", chacun construit sa propre stratégie. Cela peut-être faire des "to-do lists", faire des déclarations positives, des citations, se créer des surcharges de travail…. Mais lorsque je pose la question de savoir depuis quand ces problèmes persistent, la réponse peut-être dix ans, vingt ans.. voire depuis l'enfance. Il est évident que ces techniques ne fonctionnent pas. Dans une célèbre étude menées par Daniel Wegner, professeur à Havard, les participants à qui il était demandé d'éviter de penser à des ours blancs, avaient du mal à le faire; puis lorsqu'on l'y autorisa, ils pensaient aux ours blancs bien plus que les participants du groupe témoin. Ainsi si voulez arrêter de fumer et que vous vous dites "je veux arrêter de fumer", vous comprenez que les chances de réussite, dans ce cas-là, sont très faibles. Une particularité du cerveau que nous abordons. Aujourd'hui où l'intelligence émotionnelle est un élément capital de réussite, que ce soit dans le domaine de l'entreprise, du sport ou tout simplement, dans la vie de tous les jours, il est judicieux de se connaître, de connaître son potentiel émotionnel. Pour un manager qui veut développer son Leadership et qui ose se soumettre aux appréciations de ses collaborateurs un 360 IE (Intelligence Emotionnel) permet une juste perception de la réalité. Comment je me perçois ? Comment mes collaborateurs me perçoivent ? Quel est l'écart de perception entre leur perception et la mienne ? Quels sont sont les aspects émotionnels que je dois développer ? Êtes-vous hameçonné comme un poisson ? Monique est une jeune femme, qui travaille dans une société de distribution. Elle a commencé au bas de l'échelle et s'est investie dans son travail. Sa seule ambition : réussir, devenir la patronne d'un société qu'elle créerait et qu'elle dirigerait. Pour cela, elle ne compte pas les heures, répond de manières compulsive à tous les messages qu'elle reçoit sur son smartphone. Dans sa tête une voix lui disait : "pour réussir il faut travailler" . Elle devait réussir … Réussir pour être reconnue, réussir pour exister… Se décrocher de l'hameçon Monique, s'est rendu compte, que plus elle ferait d'effort peut-être qu'elle se rapprocherait de son but mais à quel prix et au détriment de quoi, sa santé sa famille. Ensemble nous avons convenu d'un "deal" basé sur la confiance et mis en place un programme progressif comprenant quatre sous-objectifs. Alors, comment se débarrasser de ses pensées et émotions négatives ? 1/ Prise de conscience des comportements récurrents Ce premier travail a demandé de prendre de la distance avec soi-même pour "voir" son moi profond. Dans ce cas-là je sers de "miroir grossissant" pour qu'elle puisse se "voir" telle qu'elle est réellement, connaître l'origine de son comportement afin de mettre uns stratégie en place. C'est une phase d'observation, principalement factuelle. 2/ Identifiez les pensées et les émotions Qualifier les choses que la personnes fait, c'est mettre un nom sur ce que la personne pense ou ressent. Le fait de qualifier les choses vous permet de voir vos pensées et sentiments tels qu'ils sont : des sources d'information en transit susceptibles de se révéler utiles ou non. 3/ Acceptez Ne pas agir sur chaque pensée ou vous résigner à la négativité mais répondre à vos idées et émotions avec une attitude ouverte, en y prêtant attention et en vous autorisant à les ressentir. Accepter son sentiment . 4/ Agir sur la base de ses valeurs Le flux de l'esprit s'écoule sans cesse et les émotions changent comme la météo, mais on peut faire appel aux valeurs à n'importe quel moment, dans n'importe quelle situation. JJ Sources et pratiques La pleine conscience - Jon Kabat-Zinn L'intelligence émotionnelle de Daniel Goleman Le deuil -Elisabeth Kubler Ross Les 5 blessures de l'âme Lise Bourbeau La Communication Non violente Eric Berne - L'analyse transactionnelle Article de Susan David PDG d'Evidence based psychology, cofondatrice de l'Institute of coaching et chargée d'enseignement à l'université de Harvard Christina Singleton fait des recherches sur la pleine conscience et le cerveau au Massachsetts General Hospital est associé e chez Evidence based psychology et coach Personal Values Card Sort de W.R. Miller de l'Université du Nouveau Mexique

  • Expérience de MILGRAM sur la violence !

    Experience sur la violence de MILGRAM ! Une réflexion détaillée sur le rôle de l'Obéissance dans la société et le processus de l'individu ! Beaucoup d'entre vous connaissent l'expérience de Milgram sur la violence. Elle évalue le degré d'obéissance d'un individu devant une autorité qu'il juge légitime (quitte à aller contre ses valeurs). Cette expérience de psychologie sociale a été réalisée entre 1960 et 1963. Soumission à l'autorité : Jusqu'où va l'acceptation d'être violent Démontrer que c'est le contexte et non la personne qui peut-être à l'origine de #violence, d'agissements inhumains. Sujet d'actualité avec les guerres en Ukraine et à Gaza. Cela explique ce type de comportements et la raison pour laquelle certaines personnes peuvent vivre normalement après avoir vécu ou réalisés de telles atrocités. Voici le schéma général de l'expérience proposée par Milgram Dans la variante de base, trois rôles font partie de l'expérience : les enseignants (volontaires hommes ou femmes âgés de 20 à 50 ans, issus d'horizons divers, rémunérés à 4 % du salaire moyen), les examinateurs et les étudiants. Premièrement, les volontaires sont amenés à croire que l’expérience est une question d’apprentissage et de mémoire. L'objectif est que les élèves apprennent une série d'associations de mots (par exemple : étoile du chou, rivière rapide, etc.). Si l’apprenant ne parvient pas à trouver la bonne association, l’enseignant lui délivre des décharges électriques de plus en plus fortes à chaque erreur. Le volontaire pensait que son rôle d'enseignant avait été tiré au sort (alors que le dessin était manipulé et que l'élève était un acteur absolu). Plusieurs variantes existent (pour définir les véritables déterminants), mais dans la variante de base l'enseignant est isolé de l'élève et ne peut entendre que ses plaintes. De plus, il n’y a qu’un seul dictateur, c’est l’examinateur. Test sur la violence L'examinateur utilise quatre injonctions au maximum pour inviter le professeur à continuer l'apprentissage. Si après quatre injonctions le professeur continue à se rebeller, l'expérience s'arrête. Ensuite deux questionnaires sont distribués : Le premier, juste après les séries de tests pour recueillir ses impressions écouter les explications et ... rassure le volontaire sur le réel de l'expérience. Le deuxième, un an après pour analyser les potentiels effets psychologiques et donner les résultats de l'expérience. Expérience de MILGRAM Graphique montrant que 65 % des sujets de l'expérience infligent des souffrances maximales si on leur ordonne. La charge de 450 volts est mortelle. Si ce sujet vous intéresse, WIKIPEDIA relate en détail le déroulement de l'expérience et les variantes avec un tableau classé pzr types, assez explicites sur les résultats. Vous trouverez une analyse détaillée de Milgram, qui est développé dans son livre paru en 1974 et une réflexion détaillée sur le rôle de l'Obéissance dans la société et le processus de l'individu. Les conditions préalables de l'obéissance L'état d'obéissance Les causes maintenant à l'obéissance Vous trouverez aussi sur WIKIPEDIA ce thème dans la culture populaire : Intéressant Bibliographie de Stanley Milgram : La soumission à l'autorité : Un point de vue expérimental. chez Calmann-Lévy dans la collection "Liberté de l'esprit". Expérience sur l'obéissance et la désobéissance à l'autorité. Hors collection Zones 2013. Et vous qu'en pensez-vous ?

  • Gérer l'émotion et la pensée négative en management !

    Une femme qui rumine des pensées ou émotions surement négatives 6 0 0 0 C'est le nombre de mots que nous prononçons en moyenne chaque jour. Et entre ce que nous disons et ce que nous pensons ou voulons dire, les mots qui nous restent dans la tête, le nombre de mots est beaucoup plus important. D'ailleurs Imaginez une phrase, n'importe laquelle, celle qui vous vient à l'esprit, il y a de grandes chances pour que la plupart des mots la composant ne concernent pas des faits mais des évaluations, des jugements entrelacés avec des émotions. Certaines sont positives et utiles, comme des félicitations, des signes de reconnaissance positive*. D'autres sont négatives et inutiles comme des reproches ou des signes de reconnaissance négative* * Les reconnaissances ou stroke en analyse transactionnelle, sont la nourriture affective que chacun a besoin pour nourrir son émotionnel. Pour l'être humain, il est normal d'avoir des pensées négatives, des critiques, des sentiments indésirables, des doutes, des peurs et je pense qu'il est difficile de faire autrement. Notre esprit, lui, fait son travail qui est d'essayer d'anticiper et de résoudre des problèmes et éviter de potentiels écueils. Le problème est que souvent ces pensées sont hameçonnées comme un poisson au bout de la ligne par l'esprit de la personne, souvent, d'ailleurs cela lui "prend la tête" , . Les bavardages internes qui s'ensuivent permettent de saper d'importantes ressources cognitives qui pourraient être utilisé à meilleur escient. Ce sont des situations que nous rencontrons souvent parce qu'elles proviennent de problèmes émotionnels récurrents. Cela procure des angoisses concernant les priorités, la gestion du temps …, une jalousie envers la réussite, la situation, la personnalité… des autres ou des peurs de rejet, d'abandon… et bien d'autres états d'âme. Pour les "réparer", chacun construit sa propre stratégie. Cela peut-être faire des "to-do lists", faire des déclarations positives, des citations, se créer des surcharges de travail…. Mais lorsque je pose la question de savoir depuis quand ces problèmes persistent, la réponse peut-être dix ans, vingt ans.. voire depuis l'enfance. Il est évident que ces techniques ne fonctionnent pas. Dans une célèbre étude menées par Daniel Wegner, professeur à Havard, les participants à qui il était demandé d'éviter de penser à des ours blancs, avaient du mal à le faire; puis lorsqu'on l'y autorisa, ils pensaient aux ours blancs bien plus que les participants du groupe témoin. Ainsi si voulez arrêter de fumer et que vous vous dites "je veux arrêter de fumer", vous comprenez que les chances de réussite, dans ce cas-là, sont très faibles. Une particularité du cerveau que nous abordons. Aujourd'hui où l'intelligence émotionnelle est un élément capital de réussite, que ce soit dans le domaine de l'entreprise, du sport ou tout simplement, dans la vie de tous les jours, il est judicieux de se connaître, de connaître son potentiel émotionnel. Pour un manager qui veut développer son Leadership et qui ose se soumettre aux appréciations de ses collaborateurs un 360 IE (Intelligence Emotionnel) permet une juste perception de la réalité. Comment je me perçois ? Comment mes collaborateurs me perçoivent ? Quel est l'écart de perception entre leur perception et la mienne ? Quels sont sont les aspects émotionnels que je dois développer ? Êtes-vous hameçonné comme un poisson par votre pensée négative ? Monique est une jeune femme, qui travaille dans une société de distribution. Elle a commencé au bas de l'échelle et s'est investie dans son travail. Sa seule ambition : réussir, devenir la patronne d'un société qu'elle créerait et qu'elle dirigerait. Pour cela, elle ne compte pas les heures, répond de manières compulsive à tous les messages qu'elle reçoit sur son smartphone. Dans sa tête une voix lui disait : "pour réussir il faut travailler" . Elle devait réussir … Réussir pour être reconnue, réussir pour exister… Se décrocher de la pensée négative cet l'hameçon qui vous empêche d'être vous-même ! Monique, s'est rendu compte, que plus elle ferait d'effort peut-être qu'elle se rapprocherait de son but mais à quel prix et au détriment de quoi, sa santé sa famille. Ensemble nous avons convenu d'un "deal" basé sur la confiance et mis en place un programme progessif comprenant quatre sous-objectifs. Prise de conscience des comportements récurrents Ce premier travail a demandé de prendre de la distance avec soi-même pour "voir" son moi profond. Dans ce cas-là je sers de "miroir grossissant" pour qu'elle puisse se "voir" telle qu'elle est réellement, connaître l'origine de son comportement afin de mettre uns stratégie en place. C'est une phase d'observation, principalement factuelle. Identifiez les pensées et les émotions Qualifier les choses que la personnes fait, c'est mettre un nom sur ce que la personne pense ou ressent. Le fait de qualifier les choses vous permet de voir vos pensées et sentiments tels qu'ils sont : des sources d'information en transit susceptibles de se révéler utiles ou non. Acceptez Ne pas agir sur chaque pensée ou vous résigner à la négativité mais répondre à vos idées et émotions avec une attitude ouverte, en y prêtant attention et en vous autorisant à les ressentir. Accepter son sentiment Agir sur la base de ses valeurs Le flux de l'esprit s'écoule sans cesse et les émotions changent comme la météo, mais on peut faire appel aux valeurs à n'importe quel moment, dans n'importe quelle situation. Jean Jacques Et vous en pensez quoi ? Je reste à votre disposition pour en discuter ! Sources et pratiques La pleine conscience - Jon Kabat-Zinn L'intelligence émotionnelle de Daniel Goleman Le deuil -Elisabeth Kubler Ross Les 5 blessures de l'âme Lise Bourbeau La Communication Non violente Eric Berne - L'analyse transactionnelle Article de Susan David PDG d'Evidence based psychology, cofondatrice de l'Institute of coaching et chargée d'enseignement à l'université de Harvard Christina Singleton fait des recherches sur la pleine conscience et le cerveau au Massachsetts General Hospital est associé e chez Evidence based psychology et coach Personal Values Card Sort de W.R. Miller de l'Université du Nouveau Mexique #communication #developpementpersonnel #intelligenceemotionnelle #relationsprofessionnelles #gestiondesemotions

  • Les 4 domaines de l'intelligence émotionnelle vus par Daniel Goleman ?

    La théorie de l’intelligence émotionnelle développée par Daniel Goleman est une approche psychologique qui met l’accent sur la capacité à reconnaître, comprendre, gérer et utiliser efficacement les émotions. Cette théorie a été largement popularisée par le livre de Goleman intitulé "L'intelligence émotionnelle", publié en 1995. Cette théorie au départ comportait cinq grands chapitres qui ont été revu pour une application dans le monde du travail, c'est l'objet du chapitre suivant. 1. La conscience de soi Il s'agit de la capacité à reconnaître et comprendre ses propres émotions, ainsi que leurs causes et leurs effets. Cela implique d'être conscient de ses forces et de ses faiblesses émotionnelles. 2. La maîtrise de soi Cette composante concerne la capacité à gérer ses émotions de manière appropriée, en contrôlant ses réactions impulsives, en faisant preuve de patience et en résistant aux envies néfastes. La maîtrise de soi est essentielle pour prendre des décisions rationnelles et éviter les comportements non appropriés. 3. La conscience sociale Il s'agit de la capacité à percevoir et comprendre les émotions des autres, à développer de l'empathie et à entretenir des relations positives. La conscience sociale permet d'interagir efficacement avec les autres, de créer des liens et de résoudre des conflits. 4. La gestion des relations Cette composante se rapporte à la capacité à gérer les relations interpersonnelles de manière constructive. Cela inclut la communication efficace, la résolution de conflits, la négociation et la collaboration. 5. La gestion des émotions Il s'agit de la capacité à gérer et à influencer les émotions des autres. Cela comprend la capacité à inspirer, motiver et influencer positivement les personnes autour de vous. Le pouvoir de l'intelligence émotionnelle dans le travail : comprendre la théorie de Daniel Goleman L'intelligence émotionnelle au travail par Daniel Goleman Daniel Goleman a travaillé avec Richard Boyatzis et Annie Mc Kee, (voir le livre « l’intelligence émotionnelle au travail » * ci-contre) cela a permis de recueillir des données qu’ils ont analysés et qui conduit à faire évoluer leur réflexion sur l’intelligence émotionnelle et les compétences qui les accompagnent. Au lieu des cinq domaines majeurs précédemment identifiés, le modèle développé dans leur livre n’en comporte plus que quatre et dix-huit compétences associées. 1. Conscience de soi 2. Gestion de soi 3. Intelligence interpersonnelle ou conscience des autres 4. Gestion des relations La première partie est composée des COMPÉTENCES PERSONNELLES : Ce sont les capacités qui déterminent la façon dont nous nous gérons nous-même. Elles comprennent, la conscience de soi et la gestion de soi. La conscience de soi La conscience de soi comprend trois capacités à développer : 1. La conscience de soi émotionnelle . Savoir lire ses émotions permet de savoir comment les sentiments les influencent et influencent leurs performances professionnelles. La conscience émotionnelle de soi permet une harmonie avec ses valeurs. 2. La juste évaluation de soi. Si j’ai une juste image de moi, je connais mes forces et mes faiblesses. Une juste image de soi permet de savoir quand demander de l’aide et quelles compétences développer pour atteindre son objectif. 3. La confiance en soi. Se percevoir tel que l’on est réellement avec sa propre valeur et ses capacités permet de donner la pleine mesure de ses compétences et savent aborder des situations difficiles. Cette compétence donne une « présence » auprès de ses collaborateurs. Travailler sur la conscience de soi, va vous inviter à plus de réflexion et une propension à l’introspection. Vous allez trouver le temps de réfléchir tranquillement, seul avec vous-même ce qui vous permettra de prendre du recul par rapport aux choses au lieu de réagir impulsivement. De fait, nombre de managers et d’une façon générale, nombre de personnes applique ce mode d’introspection dans leur vie spirituelle. Pour certains ce sera la prière, la méditation, le yoga… pour d’autres il s’agira d’une quête plus philosophique de la connaissance de soi. L’élément fondamental de cette démarche sur la conscience de soi est d’abord de prendre conscience tout simplement de son quotidien. Prise de conscience de son corps, de son langage, du type de communication que vous employez pour arriver à une prise de conscience de vos émotions. De la conscience de soi découle la gestion de soi. La gestion de soi La gestion de soi comprend six capacités à développer : 4. La maîtrise de ses émotions Il s’agit de garder le contrôle des émotions et impulsions déstabilisantes. Être maître de soi c’est conserver son sang froid et les idées claires. Ce qui est un atout majeur dans les situations de crise ou de conflits. 5. Transparence C’est être soi-même. C’est vivre ses valeurs. C’est être franc vis à vis des autres en ce qui concerne ses propres sentiments, croyances et actions. Ce je suis, ce je dis, ce que je fais. 6. Adaptabilité A l’heure du changement permanent, il est important de faire preuve de flexibilité pour s’adapter au changement ou pour surmonter des obstacles. 7. Réalisation Avoir cette volonté de progresser, de rechercher en permanence de meilleures performances tant pour soi-même que pour les autres. Les personnes dans cet état d'esprit sont pragmatiques et proposent des objectifs SMART. Ils ont cette disposition à agir et à saisir des opportunités 8. Initiative Les personnes conscientes de leur valeur et de leurs capacités excellent à prendre des initiatives. Ils saisissent les opportunités et ne se contentent pas d’attendre. 9. Optimisme La personne optimiste verra dans un échec une opportunité à aller de l’avant. Elle a cette faculté de voir en chacun le côté positif. La conscience en soi et la gestion de soi déterminent la façon dont nous nous gérons nous-mêmes. La deuxième partie est composée des COMPÉTENCES SOCIALES : L’art des relations interpersonnelles commence avec l’Authenticité : agir conformément à ce qu’on éprouve réellement. DG Ces capacités déterminent la façon dont nous gérons les interactions avec notre environnement. Intelligence interpersonnelle | conscience des autres La conscience des autres demandent trois capacités à développer. 10. Empathie Les personnes empathiques savent se mettre à l’écoute des signes émotionnels de leurs interlocuteurs, ce qui permet de ressentir les non-dits. C’est une compétence fondamentale. Un manager manquant d’empathie aura des comportements qui créent une dissonance. Quand deux personnes harmonisent leur état émotionnel, les scientifiques appellent cela une résonnance limbique. DG Voir les trois posts déjà publiés sur ce sujet. a. Empathie en entreprise b. Comment se construit l’empathie c. L’empathie, la force des leaders ? 11. Conscience organisationnelle Déchiffrer les relations entre chaque personne permet de définir les forces politiques dans une organisation ainsi que les valeurs et les règles non-dites. Si un leader a un comportement déloyal ou manipulateur, le radar émotionnel de son équipe percevra que quelque chose sonne faux et l’équipe lui retirera automatiquement sa confiance. DG 12. Service Avoir la passion du service favorise un climat émotionnel favorable favorisant les communications et les relations du groupe. Intelligence sociale | Gestion des relations La gestion des relations demandent sept capacités à développer. 13. Leadership inspirant Les personnes qui inspirent créent la résonnance et motivent les autres par une vision enthousiasmante ou une mission fédératrice. Elles véhiculent des valeurs qui donnent un autre parfum aux tâches quotidiennes et rend le travail passionnant. L’art des relations interpersonnelles commence avec l’authenticité, c’est-à-dire agir conformément à ce que l’on éprouve réellement. DG 14. Influence Les personnes dotées de cette capacité d’influence sont persuasives et engageantes lorsqu’elles s’adressent à un groupe car elles savent présenter les choses et construire des réseaux d’alliés. 15. Enrichissement des autres Les personnes attentives à favoriser le développement des capacités des autres font preuve d’un réel intérêt pour celles qu’elles accompagnent. De telles personnes sont capables de transmettre des retours d’expérience constructifs au bon moment. 16. Catalyseur du changement Devenir catalyseur du changement, ce sont les personnes capables d’initier, piloter et gérer un changement de cap dans la vie de l’entreprise. Elles trouvent le moyen de trouver pratiques de surmonter les barrières du changement. 17. Gestion des conflits Être capable de prévenir un conflit c’est écouter et comprendre chaque partie pour trouver un idéal commun où chacun puisse s’y retrouver. 18. Sens du travail en équipe et collaboration Ces personnes savent générer une atmosphère de collégialité amicale et sont eux-mêmes des exemples de respect d’autrui. Elles entrainent les autres dans une participation active et constructive. La gestion des relations interpersonnelles s’apparenterait plutôt à une bienveillance au service d’un but : faire avancer les autres dans la bonne direction. Reconnaître et accepter le rôle considérable que jouent les émotions sur le lieu de travail, distingue les meilleurs managers et les autres, car le leader agit comme le guide émotionnel du groupe. DG "Nos émotions sont le point de départ incontournable d'une véritable compréhension de soi." B.Spinoza Les livres que je vous conseille de Daniel Goleman • L’intelligence émotionnelle (2 tomes) paru en 1995 Que l’on trouve en poche. La base !!! • L’intelligence émotionnelle au travail (écrit avec Richard Boyatzis et Annie Mac Kee paru en 2002 Chez Village Mondial Outil concret pour les managers qui veulent développer leurs relations professionnelles et un leadership de résonnance Richard Boyatzis : directeur du département de comportement organisationnel de la Weatherhead schol of Managementde Case Reserve University Annie Mc Kee est à la tête du groupe international de développement du leadership de Hay Group et travaille comme conseiller auprès de dirigeants du monde entier. •: Un dialogue avec le Dalaï Lama chez Robert Laffont. Ce livre fut pour moi une révélation "Surmonter les émotions destructrices" : la clef du bonheur selon la vision bouddhiste. Un petit groupe de philosophes et de scientifiques de renommée mondiale s'est réuni autour du Dalaï-Lama pour démêler des questions aussi vieilles que l'histoire de l'humanité, mais toujours aussi pressantes : • Pourquoi des individus normaux, apparemment rationnels, commettent-ils des actes cruels et violents ? • Quelles sont les racines profondes de ces comportements destructeurs ? • Comment pouvons-nous maîtriser les émotions qui provoquent ces conduites impulsives ? • Peut-on apprendre à vivre en paix avec les autres et avec soi-même ? D'après la philosophie bouddhiste, tous les malheurs individuels et les conflits entre les personnes trouvent leur racine dans "trois poisons" : le désir, la colère et l'illusion... À ces errements, le bouddhisme offre des antidotes d'une incroyable complexité psychologique. Comme ce livre s'emploie à le démontrer, ces théories et ces méthodes pratiques sont aujourd'hui validées par différentes disciplines scientifiques. Certes, il n'y a pas de solutions miraculeuses, mais le dialogue engagé dans ces pages, éclairé par les commentaires de Daniel Goleman, trace une route d'espérance et sera une source de réflexion et d'inspiration pour tous ceux qui œuvrent en faveur de la paix en eux-mêmes et dans le monde. D’autres lectures inspirantes complémentaires à l’intelligence émotionnelle. • « Vivre l'instant présent » d’Eckart Tolle • «Au cœur de la tourmente, la pleine conscience » d’après les travaux de Jan Kabat-Zinn , • « Les mots sont des fenêtres » par Marshall Rosenberg auteur du processus de la CNV Communication Non Violente

  • Quels sont les bienfaits de la relaxation ?

    Les bienfaits de la relaxation pour le corps et l'esprit ! En voici quelques-uns : ​ Réduction du stress : La relaxation aide à diminuer les niveaux de cortisol, l'hormone du stress, dans le corps, ce qui favorise une sensation de calme et de détente. Amélioration de la qualité du sommeil : En favorisant la relaxation musculaire et en apaisant l'esprit, la pratique de techniques de relaxation peut contribuer à un sommeil plus réparateur et profond. Réduction de l'anxiété : Les techniques de relaxation, comme la respiration profonde et la méditation, sont souvent utilisées pour calmer l'anxiété et les pensées intrusives. Soulagement des tensions musculaires : La relaxation permet de relâcher les tensions musculaires accumulées, ce qui peut soulager les douleurs et les raideurs. Amélioration de la concentration et de la clarté mentale : En apaisant l'esprit, la relaxation peut aider à améliorer la concentration, la créativité et la capacité à prendre des décisions. Renforcement du système immunitaire : Des études ont montré que le stress chronique affaiblit le système immunitaire, tandis que la relaxation peut aider à renforcer les défenses naturelles du corps. Abaissement de la tension artérielle : Certaines techniques de relaxation, comme la méditation et le yoga, ont été associées à une réduction de la tension artérielle, ce qui peut réduire le risque de maladies cardiovasculaires. Amélioration de la gestion de la douleur : En réduisant le stress et en favorisant la relaxation musculaire, les techniques de relaxation peuvent aider à atténuer la perception de la douleur. Favorisation du bien-être général : La relaxation régulière peut contribuer à un sentiment général de bien-être et de satisfaction dans la vie quotidienne. En pratique, les bienfaits de la relaxation peuvent prendre de nombreuses formes, notamment la méditation, la respiration profonde, le yoga, la visualisation guidée, la musicothérapie et bien d'autres encore. Trouver la méthode qui convient le mieux à chacun peut nécessiter un peu d'expérimentation, mais les avantages en valent généralement la peine. Le cas d'ANAÏS ​ Anaïs est une personne qui s'est investie dans son métier. Elle est infirmière libérale, elle court toute la journée entre "ses mamies", ses personnes seules, ses personnes malades, toutes ses personnes qui ont besoin de soins, de réconfort et de reconnaissance. Et, Dieu sait, si elle distribue sa gentillesse, sa douceur, son empathie, son temps et plus que tout,  son énergie. Quand arrive le soir ou les jours de repos, elle en a encore besoin de toute son énergie pour élever sa fille Léa qui a maintenant dix ans, que le temps passe vite ! Cette année, Anaïs se rapproche de la quarantaine et parfois, elle a envie de baisser les bras, d'abandonner, se pose cette question de savoir quel est le Sens de sa Vie. Elle adore son métier, mais il est devenu routine, de plus en plus contraignant et sous l'égide de l'Etat et ses contraintes, notamment de rentabilité, ce métier laisse de moins en moins de place à l'humain. ​ Déroulement de l'accompagnement ​ Le premier objectif, ce fut de redonner à la femme de Maxime la possibilité de retrouver son énergie. Pour le moment, je ne propose aucune solution sur sa question centrale : "Faut-il que je change de métier"  car il est important lorsque l'on prend une décision, de le faire en toute conscience. Justement nous avons travailler sur la pleine conscience , prendre conscience du moment présent par des séances régulières de cohésion cardiaque, de relaxation et d'hypnose pour récupérer son énergie.  ​ La deuxième étape a été un travail pour dispenser son énergie d'une façon efficiente. Donner le nécessaire et ne pas dépasser" la ligne rouge" où le don deviendrait trop ! Cela implique des séances de communication pour reconnaître et maîtriser le moi et l'autre et "d'ancrage"* pour qu'elles soient durables. Ces exercices en mise en situations travaillées ensemble et en situation réelles, que j'appelle "training", lui ont permis petit à petit d'aborder l'étape suivante. ​ Cette troisième étape est le développement de l'intelligence émotionnelle, à proprement dit, c'est à dire identifier et gérer ses émotions. Les "training"  sont de plus en plus focaliser sur les objectifs à atteindre, grâce à l'acquisition de comportements cognitivo-émotionnels adaptés aux situations et ayant pris le recul nécessaire sur ces émotions, Anaïs était suffisamment armée et  pouvait envisager de solutionner sa situation de façon factuelle et lucide. ​ Epilogue Cela ne s'est pas passé en un jour, du rapprochement à l'éloignement à de nouveau un rapprochement, le chassé croisé dura des mois. Anaïs comprit que son travail lui apportait les "strokes"** dont elle avait besoin pour sa reconnaissance, fallait-il qu'elle gère sa distance avec chacun. La maman de Léa continue son métier avec un tout autre état d'esprit et avec beaucoup de bonheur, puisqu'elle le fait en toute conscience. La relation avec sa fille s'est améliorée. Elle communique de plus en plus, car elle lui consacre de plus en plus de temps. Une connivence s'est installée entre-elles.  Anaïs est consciente que sa fille grandirait, qu'ado elles se verraient peut-être moins mais que son rôle de mère est de le lui apprendre à se détacher de son nid, mais qu'il resterait toujours entre-elles de la confiance et de l'amour. Avec son mari, cette relation aussi s'est arrangée. Pas comme on pourrait l'imaginer au prime abord. En effet, au fil du temps les envies, les rêves, les buts se sont éloignés. Anaïs a compris qu'elle ne finirait pas sa vie avec lui. De chien et chat des derniers temps, ils sont maintenant amis et ont en commun le projet d'élevait Léa dans les meilleures conditions, car leur situation et leurs problèmes ne concernent nullement leur enfant. ​ Le temps passe, Maxime a refait sa vie. Anaïs se consacre maintenant à d'autres activités comme le théâtre et  fait régulièrement des trails. Ils sont sereins. Même si leur vie commune n'a pas été toujours suivant leurs espérances, leur séparation est réussie. Anaïs n'est pas pressée de retrouver une relation durable, pour le moment elle a d'autres priorités dont Léa. Quand le moment sera venu, je pense qu'elle saura vivre un vrai bonheur. ​ Ma suprême récompense est que de temps en temps, j'ai des nouvelles (bonnes) ! ​ *Ancrage : technique utilisée en PNL "Programmation Neuro-Linguistique" ou HE "Hypnose Ericksonienne" qui permet d'associer l'état ressouce recherché à un déclencheur pour vivre pleinement cet état de volonté. *Strokes : expression de signes de reconnaisance selon Eric Berne, créateur de l'approche AT "Analyse Transactionnelles".

  • Celui qui sait...

    Celui qui sait qu'il ne sait pas, éduque-le Celui qui sait qu'il sait, écoute-le Celui qui ne sait pas qu'il sait, éveille-le Celui qui ne sait qu'il ne sait pas, fuis-le Proverbe chinois Le SAVOIR et sa TRANSMISSION EDUQUER C'est le rôle premier des parents, éducateurs, professeurs, tuteurs et formateurs, de transmettre un savoir à celui qui ne sait pas. ECOUTER Le plus grand respect que l'on peut faire à quelqu'un, c'est de l'écouter, le comprendre, lui poser des question S'éveiller c'est prendre conscience de notre environnement, de nous même. FUIR Car il difficile d'aider quelqu'un qui ne veut pas être aider. PRISE DE CONSCIENCE Le premier véritable obstacle dans la connaissance de Soi est d'accepter de se voir tel que l'on est , avec ses qualités et ses défauts. La prise de conscience est un changement d'état de lucidité. Il provient de l'extérieur "par hasard" c'est comme un clé, qui vous donne l'accès à un nouveau monde, mais ce n'est que la clé et le travail sur Soi commence à ce moment là, ... ou pas, car nous avons sûrement de bonnes raisons d'abandonner .

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