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L'ego, cet inconscient qui est en nous et qui agit à notre insu !

Dernière mise à jour : 20 déc. 2023

L'ego existe depuis que nous avons le pouvoir de choisir, cela fait de l'être humain la seule créature à avoir un libre arbitre.


Un pion se reflétant dans un miroir
L'EGO

Mais qu'est-ce que l'ego ?

L’ego est un concept psychologique qui désigne la partie de la personnalité d’un individu qui est responsable de la perception de soi, de son identité personnelle et de la conscience de soi.


Il est souvent associé à la notion d’estime de soi et joue un rôle essentiel dans la manière dont nous percevons et interagissons avec le monde qui nous attire.




En fait, l’ego est la conscience que chacun a de lui-même et de sa représentation en tant que personne.

En résumé c’est le « moi ».


Il est important de noter que le concept de l’ego peut varier en fonction des différentes écoles de pensées en psychologie et de la philosophie.

Certains considèrent l’ego comme une force positive, tandis que d’autres le voient comme une source de conflit et de souffrance. En fin de compte, la manière dont l’ego est perçu et géré peut avoir un impact significatif sur la vie d’une personne et sur ses relations avec les autres.


En fait, comme l’explique dans son livre le Bal des ego, il en existe deux :

  • Le premier est le sens le plus commun, celui du langage de tous les jours, il donne à l’ego la signification de fierté, d’orgueil, d’égoïsme ou de vanité. Ce sens est celui entendu quand l’on parle d’ego surdimensionné, exagéré, surmultiplié. Il indique cette surestime de soi, dont la personne a peu ou prou conscience, mais dont les autres perçoivent le caractère démesuré.

  • Le deuxième sens d’ego, plus scientifique appartient à psychologie dite du moi. L’ego est le moi. Le moi possède deux composantes, à l’image d’une enveloppe et son squelette. L’enveloppe est l’état de conscience de nous-même, notre manière d’être, notre personnalité, celle perçue des autres et celle que nous croyons percevoir. Il s’agit d’une interface. Le squelette du moi fonctionne comme un creuset où se mélangent des forces et des influences.

Tout cela pour aboutit à notre personnalité le moi.


Ma vision de l'ego

On peut le voir comme un ami qui veut vous aider à être fier de vous-même, car il pense que sans lui nous serions incapables de prendre une décision, donc il est présent à nos côtés pour nous dire comment faire pour diriger notre vie. Il croit nous rendre service.


Il est fait d’énergie mentale, on ne peut ni le voir, ni le toucher et il se nourrit de notre énergie pour survivre et pour cela il se fie uniquement à tout ce qui a été appris dans le passé.


Par exemple, une situation qui a été vécu dans le passé comme une situation dangereuse le restera pour toujours, sauf si nous ne lui laissons pas faire.


Pour lui, figer les choses est sa condition de survie, niant toute possibilité de changement.


L’ego agit sur l’estime de soi et sur l’autonomie de la personne.


Comment savoir si c'est l'ego ?

Quand l’ego intervient, votre conscience et votre émotionnel, le ressentent et vous mettent dans un état de crispation. La peur vous envahit et vous êtes sur votre défensive.


Une de ses spécialités est la souffrance. On se rend compte que l’égo a pris le dessus, lorsque l’on est blessé et que cela nous fait souffrir.


Comme l’on souffre dans notre corps physique lorsqu’on se blesse, l’égo, étant une excroissance mentale qui nous fait souffrir mentalement. C’est comme cela qu’il vit car son obsession est la peur de mourir. L’égo cherche constamment à se convaincre qu’il existe, alors que c’est, qu’une illusion.


Le problème de l’égo c’est qu’en existant, il prend petit à petit notre énergie, voire il le vampirise, nous faisant douter de soi ou des autres, la fameuse confiance en soi.

il nous culpabilise et nous empêche de passer à l’action. Il façonne nos croyances et les entretient par ces « petites voix » que nous entendons au fond de nous.

Éric Berne fondateur de l’Analyse Transactionnelle appelle cela les habitudes contraignantes.

Tant que nous nous soumettront à nos croyances, nous serons prisonniers de notre égo.


Une prison que nous décrit Idries Shah :

« Chaque être humain vit dans une prison.

La prison c’est lui-même et il est aussi son gardien.

Puisque le gardien est le prisonnier et la prison,

il n’est pas surprenant qu’il y ait si peu d’évasions

et que les délivrances soient si rares. »


Alors est-ce difficile de prendre le pouvoir sur l'ego ?

Prendre le pouvoir sur son ego est particulièrement difficile, en voici les raisons :


1. Nous avons des habitudes profondément ancrées

Les schémas de pensée et de comportement liés à l’ego sont souvent ancrés dans notre psyché, résultant de nombreuses années d’expériences et d’apprentissage et plus ces habitudes sont ancrées et plus elles sont difficiles à briser.


2. L’égo a un rôle de protection

L’ego s’est construit pour protéger notre estime de soi et notre identité, surtout pendant la période d’enfance. Il perçoit les menaces potentielles pour notre intégrité psychologique et utilise divers mécanismes de défense pour les contrer.

Cela peut rendre difficile la remise en question de ces mécanismes, car l’ego les considère comme essentiels à sa survie.


3. La fameuse résistance au changement

Les êtres humains ont tendance à être résistant au changement, même lorsque ce changement est nécessaire pour une croissance personnelle.

Prendre le pouvoir sur son égo implique souvent de remettre en question des croyances et des comportements familiers, ce qui peut être inconfortable.


4. L’insécurité nous fait peur

L’ego cherche à maintenir un sentiment de sécurité et de contrôle.

Prendre le pouvoir sur son ego peut sembler menacer cette sécurité perçue, car cela implique d’explorer des aspects de soi-même qui peuvent être difficiles à accepter.


5. Nous avons un manque de conscience de soi

L’être humain est conscient de 5% à 10 %de ce qu’il vit tous les jours. Cela peut paraître beaucoup, mais, par exemple, sommes-nous conscients de notre respiration ? Ne respire-t-on pas de façon automatique ?

Aussi beaucoup de gens ne sont pas conscients de l’influence de leur ego sur leur vie et leurs relations. Il est difficile de prendre conscience de quelque chose dont on n’est pas conscient. Par moments, il est plus facile de ne pas être conscient et de se laisser porter par les événements, quitte à les regretter par la suite.


6. Nous sommes peu patients et peu persévérants

Dans ce monde actuel de l’immédiateté et de la tentation « nous voulons tout et tout de suite » car le temps est précieux, il est plus difficile d’être patient et persévérant. Or, il n’y a pas de solutions rapide pour changer des habitudes profondément ancrées. Il faut souvent un engagement à long terme pour voir des progrès significatifs.


Malgré ces défis, il est possible de prendre le pouvoir sur son ego en travaillant sur divers points que je développe ci-après comme, la prise de conscience du moment présent, les compétences émotionnelles, les croyances limitantes et diverses techniques de développement personnel, comme l’AT l'Analyse Transactionnelle, la PNL Programmation Neuro-Linguistique, l’ennéagramme et d’autres. Il est également nécessaire d’avoir aussi cette volonté de changer.


Comment se défaire de l'emprise de l'ego ?

Pour s’évader de ce schéma et reprendre la gestion de sa vie, trois conditions sont nécessaires pour réussir !


1. Prendre conscience du moment présent

vous permet de vous couper du passé, là où l’égo a toutes ses références, et du futur, là où il excelle pour vous critiquer et entretenir la peur qui est son carburant, pour vous soudoyer. Comment faire ?

a. La méditation pour être ici et maintenant,

est l’un des moyens les plus efficaces pour développer la pleine conscience ou le mindfulness. L’objectif est de diriger votre attention sur sa respiration, ses sensations corporelles ou ses pensées, en étant conscient de ces éléments sans les juger.

La relaxation, la sophrologie sont aussi des apports non négligeables.


b. La respiration consciente ou la cohérence cardiaque pour gérer le stress

est un exercice que vous pouvez faire n’importe quand et n’importe où.

Prenez régulièrement le temps de vous concentrer sur votre respiration. Ressentez l’air rentrer et sortir de vos poumons. Si votre esprit s’éloigne ramenez doucement votre attention à votre respiration.

La cohérence cardiaque aide aussi à gérer ses émotions pour un mieux-être physique, mental et émotionnel.


c. Prenez l’habitude de faire des activités en pleine conscience,

par exemple lorsque vous mangez, évitez de faire d’autres activités en même temps, comme regarder la télévision ou surfer sur internet. Au lieu de cela concentrez-vous sur la texture, la saveur et l’odeur de la nourriture. Mastiquez lentement et savourez chaque bouchée.

Ce qui est vrai pour le repas, l’est aussi pour d’autres activités, loisirs, sports…


d. L’écoute active pour être en empathie

Lorsque vous parlez à quelqu’un, soyez pleinement présent dans la conversation.

Écoutez ce que l’autre personne dit, au lieu de couper la parole ou penser ce que vous allez lui répondre.


2. Avoir la volonté de changer.

Ce n’est pas seulement un « je veux changer » mais une réelle volonté, pour cela, vous devez :

a. Trouver votre pourquoi vous voulez changer

Comprendre pourquoi il est important pour vous d’atteindre vos objectifs de changement et de remporter cette victoire contre votre meilleur ennemi : l’égo.


b. Pratiquez la discipline

C’est la clé de la volonté. S’engager dans des activités, même si vous n’avez pas envie.

Plus vous pratiquez la discipline et plus elle devient une habitude. Cette discipline vous l’appliquez pour la prise de conscience et l’assiduité.


c. Fixez-vous un plan d’actions

Il peut vous aider à déterminer un parcours étape par étape pour atteindre vos objectifs.

Une personne professionnel, comme un coach, aura le recul nécessaire à la bonne exécution du plan, car un plan bien défini peut vous aider à rester sur la bonne voie et cela vous permet de vous concentrer sur l’exécution de votre challenge.


d. Évitez les tentations

Elles sont nombreuses, car c’est le rôle de l’égo de vous tenter. S’l réussit, il survit !

Revenir en pleine conscience, prendre du recul avec son émotionnel, grâce entre-autres à la respiration, est un élément que vous devez avoir continuellement en tête.


e. Gérer l’échec

Vous aurez inévitablement des échecs, des périodes de doutes, c’est normal, l’égo ne vous laissera pas tranquille. Acceptez-les et utilisez les pour apprendre et rebondir.

Chaque rebond est un victoire, vous fait grandir et vous rapproche de vos objectifs et fait reculer les velléités de votre égo.


« La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber,

mais de se relever à chaque chute ».

Confucius


3. L'Assiduité

L’acquisition de l’assiduité, c’est-à-dire la capacité à être régulier et persévérant dans l’accomplissement de vos tâches et engagements, peut-être un défi, mais elle peut être développée grâce à des efforts et des stratégies appropriés.

Voici quelques conseils pour acquérir cette assiduité.


a. Fixez-vous des objectifs

Appliquez la méthode SMARTE -comme Simple – Mesurable – Atteignable – Réaliste – Temporel – Éthique. Cela vous donne une direction et une motivation pour rester assidu.


b. Établissez des priorités

Classez vos tâches par ordre d’importance et concentrez-vous sur celles qui ont le plus d’impact. Cela vous permettra d’être concentré sur ce qui compte.


c. Créez un emploi du temps

Pour organiser votre journée ou votre semaine. Bloquez du temps spécifique pour chaque tâche ou engagement.

Utilisez des rappels, des alarmes pour vous rappeler de rester assidu.


d. Développer votre discipline et évitez de procrastiner.

La discipline est essentielle pour vous en tenir à ce que vous avez décidé. Si vous avez envie de procrastiner, identifiez les causes et adopter les techniques pour les surmonter, comme la technique « pomodoro », la planification par étapes, ou le fractionnement des tâches en plus petites parties.


e. Éliminez les distractions

Celles qui vous éloignent de vos tâches, discussions entre amis qui ne mènent à rien, entretiens téléphoniques de longues durée, séries… sans les supprimer purement et simplement mais en diminuant la quantité.


f. Soyez flexible et indulgent avec vous-même.

La vie peut être imprévisible, alors soyez prêt à ajuster votre emploi du temps. Cela peut être un événement extérieur ou un manquement ou une faiblesse personnelle, acceptez-le, et assurez-vous de revenir rapidement à vos tâches et engagements.


g. Restez motivé.

Il est important de prendre conscience que l’acquisition de l’assiduité et de la patience prend du temps, mais avec la pratique elle deviendra une habitude. Continuez à vous rappeler pourquoi vos objectifs sont importants pour vous et ne vous découragez pas en cas de revers.

« L’énergie de soi

reste emprisonnée aussi longtemps

que les gens concentrent sur les autres

comme responsable de leur problème et de leur solution ».

Shakti Gwain


Il est important de noter que changer peut prendre du temps et de la patience.

Il peut aussi être très utile de rechercher des ressources supplémentaires, comme des livres qui vous permettront de mieux vous connaître et mieux connaître les autres, des séminaires de développement personnel ou l’aide d’un coach pour vous guider dans ce processus.


Quelques lectures


Lise Bourbeau :

• Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même. Lise Bourbeau

• La guérison des 5 blessures. Lise Bourbeau


Vivre le moment présent ou la pleine conscience ou mindfulness

• Du détachement Maître Eckart,

Prestigieuse figure mystique de l'Occident chrétien au début du XVIè siècle , du "Détachement" explique la capacité de conduire la théologie vers le vertige du rien, avec un geste radical qui rappellent certains texte bouddhistes.

Citation : "Les gens ne devraient pas tant réfléchir à ce qu'ils doivent faire, ils devraient plutôt penser à ce qu'ils doivent être."


Le pouvoir du moment présent : Eckart Tolle

Guide d'éveil spirituel avec un enseignement simple et néanmoins profond.


Docteur Jon Kabat-Zinn : Au cœur de la tourmente, la pleine conscience.

"La méditation est une façon d'être, son essence est universelle".

Il est membre du conseil d'administration du Mind and Life Institute, un groupe qui organise des dialogues entre des représentants bouddhistes réunis autour du 14e Dalai Lama et des scientifiques occidentaux pour promouvoir une compréhension plus approfondie des différentes façons de connaître et de sonder la nature de l'esprit, les émotions et la réalité.


D'autres lectures :

  • L'AT - l'Analyse Transactionnelle par Eric Berne


  • Le bal des ego par Laurent Schmitt

La montée en puissance du narcissisme dans nos sociétés contemporaines.



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