top of page

Comprendre l'estime de soi et comment le coaching peut vous venir en aide !

  • Photo du rédacteur: Jean Jacques
    Jean Jacques
  • 15 déc. 2025
  • 9 min de lecture

Un homme regardant son visage devenu un masque
HOMME VISAGE MASQUE

L’estime de soi constitue un élément fondamental du développement psychologique et de l’équilibre personnel. Elle influence la manière dont une personne se perçoit, se juge, agit, entre en relation avec les autres et affronte les défis du quotidien. Une estime de soi équilibrée permet d’adopter une attitude réaliste et constructive face au monde, tandis qu’une estime de soi fragile ou excessive peut entraîner des difficultés émotionnelles, relationnelles ou comportementales.


Comprendre ce qu’est l’estime de soi, comment elle se construit et comment la renforcer représente donc un enjeu majeur pour favoriser le bien-être individuel.


🔎 Définition et composantes pour comprendre l'estime de soi.


  1. Définition

L’estime de soi peut être définie comme la valeur que l’on s’accorde en tant que personne. Elle représente le jugement global et subjectif que l’on porte sur sa propre valeur. Elle dépend de plusieurs perceptions :

  • Comment je me vois,

  • Comment je m’accepte,

  • Comment j’évalue ma capacité à agir.

Ce n’est ni une simple confiance en soi, ni une idée figée, mais un ensemble dynamique qui évolue au fil des expériences.


Nuances

Nous pourrions détailler l'estime de soi ainsi :

  • Estime de soi globale : jugement évaluatif global de sa propre valeur (« je vaux quelque chose »).

  • Estime de soi situationnelle : confiance/valeur ressentie dans un domaine particulier (travail, relations, sport).

  • Estime de soi explicite : croyances conscientes et verbalisables.

  • Estime de soi implicite :  attitudes automatiques et souvent non conscientes (se révèle dans les réactions rapides).


2. Les trois dimensions de l’estime de soi

Selon les approches psychologiques modernes, l’estime de soi se structure autour de trois axes :

A. L’amour de soi

Il s'agit de la capacité à se respecter, à se traiter avec douceur et à reconnaître que l’on mérite le bonheur.Il renvoie à la bienveillance envers soi-même et à la capacité de s’accepter, même dans l’imperfection.


B. La vision de soi

C’est l’évaluation de ses qualités, compétences, limites et défauts.Une vision équilibrée implique :

  • une perception lucide de ses forces,

  • la reconnaissance de ses faiblesses sans dévalorisation.

C. La confiance en soi

Elle désigne la croyance en sa capacité d’agir, de prendre des décisions, d’accomplir des projets et de surmonter les obstacles.

Ces trois éléments interagissent en permanence : une difficulté dans un domaine peut affaiblir les autres, et inversement.



🔎 Construction de l'estime de soi Facteurs qui façonnent l’estime de soi tout au long de la vie.


L’estime de soi n’est pas un trait figé : c’est un phénomène développemental, relationnel, cognitif et émotionnel qui se construit progressivement à travers les expériences et le contexte social. Sa formation résulte d’une interaction constante entre le tempérament individuel, les interactions précoces, les expériences d’apprentissage et les influences sociales.

Ci-dessous, un examen des facteurs qui façonnent l’estime de soi tout au long de la vie.


🧠 I. La construction précoce : fondations affectives et relationnelles


 L’attachement : les fondations précoces de l’estime de soi


L’attachement constitue la charpente émotionnelle de la construction du soi. Il façonne la confiance fondamentale que l’enfant place dans le monde et dans lui-même.

Les premières expériences relationnelles déterminent si l’enfant se sent digne d'amour, légitime dans l’expression de ses émotions et compétent pour explorer le monde.


  • L’attachement sécurisant

Un parent sensible, chaleureux et cohérent transmet à l'enfant le message implicite : « Tes besoins comptent ». L’enfant développe ainsi : – confiance en sa valeur ; – sécurité émotionnelle ; – capacité à explorer et apprendre sans peur excessive.


  • L’attachement anxieux

Lorsque la disponibilité parentale est imprévisible, l'enfant apprend que sa valeur dépend de la réaction d'autrui. Il devient hypersensible au rejet et recherche une validation constante.


  • L’attachement évitant

Un parent distant ou minimisant les émotions pousse l’enfant à devenir pseudo-indépendant. Son estime de soi semble forte, mais repose sur l’inhibition des besoins affectifs, créant une fragilité interne.


  • L’attachement désorganisé

Souvent lié à des traumatismes, il engendre une image de soi chaotique ou morcelée. L'enfant ne sait pas comment réguler ses émotions et intériorise souvent une vision de soi négative ou confuse.

📌 Idée clé : la façon dont on a été perçu, consolé, rassuré dans l’enfance influence la façon dont on se percevra plus tard.


2. Les messages parentaux (verbaux et non verbaux)

Les enfants construisent leur valeur personnelle en observant :

  • les compliments réalistes ou, au

  • contraire, les critiques humiliantes,

  • le niveau d’exigence,

  • la manière dont les parents expriment la fierté, la déception ou l’amour.

Types de messages nuisibles :

  • Comparaisons avec les autres (« regarde ta sœur… »),

  • injonctions perfectionnistes (« jamais assez bien »),

  • amour conditionnel lié à la performance.

Types de messages constructifs :

  • encouragements spécifiques (« tu as fait un effort »),

  • validation émotionnelle (« je comprends que tu sois triste »),

  • soutien à l’autonomie.

3. L’exploration et le sentiment d’efficacité personnelle

Entre 1 et 5 ans, l’enfant développe un concept de soi à travers les explorations :

  • réussite à des tâches simples → auto-efficacité,

  • échecs accompagnés → résilience,

  • échecs moqués ou punis → peur de l’erreur, base d’une faible estime.

La permission d’explorer et de faire des erreurs est essentielle.

📌 C’est dans ces années que l’enfant découvre s’il a le droit d’essayer, d’échouer, et de se tromper.


🧒 II. L’enfance et l’école : la seconde couche de construction


1. La scolarisation et le rapport à la compétence

L’école introduit les premières comparaisons systématiques :

  • notes,

  • classements,

  • évaluations,

  • feedback des professeurs.

Un enfant répétitivement valorisé pour son processus (effort, persévérance) développera une estime plus stable qu’un enfant valorisé uniquement pour ses résultats.

L’école est aussi le lieu où se construit :

  • la perception de sa compétence,

  • la capacité à résoudre des problèmes,

  • la confiance dans sa pensée.

2. Le rôle des pairs et du groupe

Entre 6 et 12 ans, le regard des autres enfants devient capital :

  • inclusion → sentiment de valeur,

  • exclusion ou harcèlement → estime de soi brisée ou hyperdéfensive.

Le groupe des pairs agit comme un miroir social qui confirme ou contredit certains aspects de l’image de soi.


🧑‍🏫 III. L’adolescence : période de remaniement identitaire et instabilité

L’adolescence est un moment critique où l’estime de soi est particulièrement fluctuante.

Le jeune tente de répondre à trois grandes questions : – Qui suis-je ? – Quelle est ma valeur ? – Quelle place ai-je parmi les autres ? Les transformations physiques, sociales et psychologiques rendent l’équilibre fragile.

Qui peut lui apporter des réponses et surtout un modèle ?

Adolescent déambulant dans une rue pietonne la nuit
Adolescent déambulant dans une rue pietonne la nuit

Ses copains ; ils ont le même âge !

Les parents : ce sont des "vieux" !

Alors, c'est là que le "grands frère ou la grande soeur" prend tout son importance suivant l'influence qu'il ou elle aura !


1. Transformations biologiques et émotionnelles

La puberté modifie l’apparence et les émotions. L’adolescent devient très sensible au jugement extérieur. Ces modifications peuvent entraîner un manque de confiance, mais aussi favoriser une redéfinition positive de soi.


2. Comparaison sociale accrue

Les pairs deviennent la référence principale. L’adolescent observe, compare, imite ou s’oppose. Les réseaux sociaux accentuent cette comparaison constante, parfois jusqu'à l’idéalisation ou la dévalorisation.


3. Besoin d’individualisation

L’adolescence est un terrain d’expérimentation : valeurs, relations, comportements, projets. Une bonne estime émerge lorsque le jeune est aidé à explorer sans être jugé, encouragé à essayer, et libre de s’affirmer.


4. Importance des relations affectives

Les amitiés profondes et les premières relations amoureuses jouent un rôle majeur. Une relation sécurisante valorise l’estime ; une relation toxique peut la briser durablement.


📘 IV. Reconstructions à l’âge adulte :

réparer et stabiliser son estime L’âge adulte n’est pas une fatalité : l’estime de soi peut être reconstruite, renforcée, rééquilibrée. Les blessures précoces peuvent être comprises, dépassées et réinterprétées à travers des expériences et un travail sur soi.


1. Prise de conscience et auto-réflexion

L’adulte peut revisiter son histoire, identifier l’origine de ses insécurités, reconnaître ses blessures et ses forces. Cette lucidité ouvre un espace de transformation.


2. Travail thérapeutique

Les thérapies cognitives, centrées sur l’attachement ou les schémas, permettent de : – réécrire le discours intérieur ; – modifier les croyances limitantes ; – développer une compassion envers soi.


3. Relations saines et soutenantes

Les relations de qualité offrent une nouvelle expérience affective. Elles réparent, apaisent, sécurisent et permettent d’intégrer de nouvelles façons d’exister.


4. Expériences positives et projets personnels

Développer des compétences, atteindre des objectifs, se sentir utile ou compétent nourrit une estime stable et réaliste. 5. Résilience et relecture du passé L’adulte peut redonner un sens à son histoire et transformer ses blessures en ressources. La résilience consiste à créer une valeur nouvelle à partir de ce qui a été vécu.


L’estime de soi est un processus évolutif. Elle se construit, se déconstruit, puis se reconstruit au fil des expériences et des relations. Chaque étape de la vie offre l’occasion de renforcer une estime plus juste, stable et alignée avec sa vérité intérieure.



🧩 V. Les facteurs cognitifs : comment l’esprit construit et entretient l’image de soi


1. Le discours intérieur

La voix interne peut :

  • soutenir (« tu peux y arriver »),

  • ou saboter (« tu n’arriveras à rien »).

Ce discours résulte souvent de messages parentaux intériorisés.


2. Les croyances centrales

Ces croyances profondes déterminent la manière de se voir :

  • « Je suis insuffisant » (estime faible),

  • « Je dois être parfait pour être aimé » (estime conditionnelle),

  • « Je suis supérieur » (estime surévaluée / défensive).

Ces croyances filtrent l’interprétation de toutes les expériences.


3. Les biais cognitifs

Plusieurs biais modifient l’estime :

  • biais de négativité (on retient mieux les erreurs),

  • biais de confirmation (on ne voit que ce qui confirme ses croyances),

  • pensée dichotomique (tout ou rien),

  • comparaisons mentales irréalistes.

Ces biais peuvent maintenir une mauvaise estime de soi même face à des preuves contraires.


VI. Les facteurs sociaux et culturels

1. La culture

Certaines cultures valorisent :

  • l’humilité (→ sous-estimation de soi possible),

  • la compétition (→ pression à être « le meilleur »),

  • la communauté (→ valeur définie par le groupe).

Le concept d’estime de soi est culturellement variable.


2. Le contexte social

  • classe sociale,

  • discriminations,

  • accès aux opportunités,

  • stabilité économique,

  • reconnaissance professionnelle.

Ces éléments influencent directement la perception de sa valeur.

VII. Les reconstructions tardives de l’estime de soi

L’estime de soi peut être réparée à l’âge adulte grâce :

  • à des thérapies,

  • à des relations saines,

  • à des expériences réussies,

  • à des restructurations cognitives,

  • à une relecture différente du passé.

📌 L’estime n’est donc jamais figée : elle peut être reconstruite, renforcée, ou équilibrée à n’importe quel moment de la vie.


Donc

👉La construction de l’estime de soi est un processus :

  • complexe,

  • multidimensionnel,

  • continu,

  • influencé par les relations, les contextes, les schémas de pensée, les expériences vécues et la société.


Comprendre cette construction permet :

  • de mieux identifier les fragilités,

  • de mieux comprendre ses réactions émotionnelles,

  • et surtout d’apprendre à reconstruire une estime juste, réaliste et stable.

VII. Comment le coaching peut aider à retrouver l'estime de Soi ?


1. Prendre conscience des croyances limitantes

Comprendre l'estime de soi et identifier les pensées négatives et à les remplacer par des croyances plus justes.


2. Fixer des objectifs réalistes

Chaque petite victoire renforce la confiance personnelle.


3. Développer des compétences émotionnelles

Le coaching améliore la communication, l’assertivité et la gestion émotionnelle.


4. Explorer ses forces

Le coach aide à mettre en lumière qualités et talents souvent négligés.


5. Dépasser les blocages

À l’aide d’outils pratiques, le coaching aide à dépasser peurs et perfectionnisme.


6. Un espace sain et sécurisant

Le coaching offre un cadre neutre, sans jugement.


7. L’action comme moteur

L’action crée la réussite, qui nourrit la confiance et l’estime.


Conclusion Le coaching permet une reconstruction profonde, réaliste et durable de l’estime de soi.


📚 1. Ouvrages sur l’estime de soi

Nathaniel Branden – Les 6 piliers de l’estime de soi

Un des ouvrages les plus complets sur la construction interne de l’estime de soi.


Christophe André – Imparfaits, libres et heureux

Explique les mécanismes de l’estime de soi et propose des techniques concrètes pour la renforcer.


Rosette Poletti & Barbara Dobbs – L’estime de soi : s’aimer pour mieux vivre avec les autres

Approche simple, accessible et bien structurée.


Morris Rosenberg – Society and the Adolescent Self-Image

L’auteur de la célèbre Rosenberg Self-Esteem Scale. Essentiel.


Susan Harter – The Construction of the Self: Developmental and Sociocultural Foundations

Référence incontournable sur le développement de l’estime de soi chez l’enfant et l’adolescent.


Charles Taylor – Les sources du moi

Une exploration philosophique de l’identité et de la valeur personnelle.


Kristin Neff – Self-Compassion

Approche fondatrice de l’auto-compassion comme alternative plus saine à l’estime de soi instable.


Martin Seligman – La force de l’optimisme

Apports de la psychologie positive au développement personnel et à l’estime.


Tal Ben-Shahar – L’apprentissage du bonheur
Lien entre estime de soi, acceptation de soi et bonheur durable.

John Bowlby – Attachement et perte

Comprendre comment l’attachement précoce influence l’image de soi.


Isabelle Filliozat – L’intelligence du cœur

Comprendre les émotions, l’attachement et la valeur personnelle chez l’enfant et l’adulte.


Philippe Meirieu – Pédagogie : le devoir de résister

Réflexions sur l’encouragement, l'erreur et la construction du soi.


Aline Nativel Id Hammou – L’Enfant Rebelle

Impact des blessures précoces et de l’estime de soi.


Anthony Robbins – Pouvoir illimité

Focus sur la transformation des croyances limitantes (PNL).


Marshall Rosenberg – Les mots sont des fenêtres

La communication non violente et la reconnaissance des besoins renforcent l'estime.

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page