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  • Un coach peut-il vous aider à vaincre vos passions ?

    Vaincre ses passions peut être un défi, car les passions sont souvent profondément enracinées en nous et font partie intégrante de notre identité. Cependant, il peut y avoir des situations où nous souhaitons modérer ou surmonter une passion pour diverses raisons, telles que l'équilibre de vie, la santé mentale ou la concentration sur d'autres aspects de notre vie. Voici quelques suggestions pour vous aider dans cette démarche : Conscience de soi : Prenez le temps de réfléchir à votre passion et à son impact sur votre vie. Essayez de comprendre pourquoi vous souhaitez la vaincre et si cela est réellement bénéfique pour vous à long terme. Fixez des objectifs : Déterminez des objectifs en respectant le SMART. Ne pas confondre avec le BUT qui lui n'est pas Mesurable et dont la date de réussite ne peut pas être précis (si réussite il y a, car comme la ligne d'horizon, le but a tendance à s'éloigner quand on s'approche). Établissez des limites : Définissez des limites claires en ce qui concerne votre passion. Par exemple, fixez des horaires spécifiques pour l'engagement dans cette activité et respectez-les. Cela vous aidera à équilibrer votre temps et à ne pas laisser votre passion dominer votre vie. Trouvez des alternatives saines : Si vous souhaitez réduire votre engagement dans une passion, trouvez des activités alternatives qui vous intéressent et vous apportent satisfaction. Cela peut vous aider à remplacer progressivement votre passion actuelle par de nouvelles activités plus équilibrées. Renforcez votre volonté : La maîtrise de soi et la volonté sont essentielles pour vaincre une passion. Entraînez-vous à résister aux tentations et à vous discipliner pour suivre vos objectifs. Obtenez un soutien : Parlez de votre démarche à des amis, à votre famille ou à un coach de vie si nécessaire. Le soutien social peut être précieux lorsque vous essayez de surmonter une passion, car ils peuvent vous encourager, vous tenir responsable et vous offrir des conseils utiles. Soyez patient avec vous-même : La suppression ou la réduction d'une passion ne se fera pas du jour au lendemain. Cela nécessitera du temps, de la patience et des efforts constants. Soyez indulgent envers vous-même et célébrez les petites victoires le long du chemin. Il est important de noter que ces conseils sont généraux et peuvent varier en fonction de la nature spécifique de votre passion. Si votre passion est excessive ou a des répercussions négatives graves sur votre vie, il peut être utile de consulter. Pour Kant, la passion s'oppose à la raison.

  • Comment développer le comportement de votre management relationnel ?

    En cette période d'incertitude et de changement, la maîtrise de notre communication, de nos émotions et de celles des autres, d’agilité, de remise en question, devient des atouts importants dans ce monde de l’entreprise ​ Nous proposons une approche diversifiée (formation - coaching - théâtre) à travers une activité commune qui prenne en compte les différences de chacun pour développer le meilleur de soi. Contenu de base du séminaire au Mas de Broussan - Gard Compétences visées être capable : de créer une cohésion de groupe de motiver ses collaborateurs de prévoir et gérer les conflits d'accompager au changement. Programme de Management relationnel à personnaliser suivant les besoins et attente du commanditaire et des participants ​ Dans cette vidéo, je vous livre quelques éléments sur lesquels je m'appuie pour développer les qualités comportementales de chaque manager. ​ Je m'appuie principalement sur l'intelligence émotionnelle qui agit sur La compétence de Soi , qui permet une prise de conscience et une gestion de Soi . La compétences Sociale qui permet grâce à l'empathie (voir dans mon blog le post sur la construction des "empathies") une gestion des autres. Outre ces fondements, j'emploie suivant le contenu des éléments de communication de l' AT (Analyse Transactionnelle) qui permet de déchiffrer simplement les transactions. de la CNV (Communication Non Violente ) en complément à une approche assertive qui permet d'établir des entretiens et une relation respectueuse de l'autre et aussi de soi. et pour ancrer durablement ces éléments j'utilse la PNL (Programmation Neuro-Linguistique) et des jeux de théâtre. ​ La pédagogie employée privilégie, les séquences participatives, les mises en situations professionnelles, l'improvisation et les jeux de rôles. ​ Le séminaire s’établit sur 6 jours ( 3X2 jours) sous forme de trois sessions et un suivi, durant les intersessions, en visioconférence individuelle et collective. ​ Le séminaire s’adresse à des équipes ou des groupes sur site ou au mas de Broussan 30127 Bellegarde. ​ Session 1 : Formation · Modeler une équipe · Connaître sa personnalité et celle des autres. · Étude de différents profils comportementaux ​ Session 2 : Coaching individuel et collectif · Comprendre le relationnel . Prendre conscience de soi . Empathique cognitive et émotionnel · Développer la cognition sociale et l’intelligence émotionnelle ​ Session 3 : Jeux de théâtre d’entreprise · Souci empathique . Affirmer son comportemental . Consolider son estime et sa confiance en soi ​ Programme complet et devis sur demande Concerne Manager | Dirigeant | Tuteur | CODIR, COPIL, CODEX ... Tout Groupe et/ou Gestionnaire d'un groupe

  • Burn out et crise du travail

    Le témoignage que vous ne pourrez plus oublier une fois lu. "Jeudi 8 septembre 2022, je suis tombé. La machine que je pensais huilée et rompue aux épreuves de la vie active s'est grippée". Par Luc Labadie C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages ; le mec, au cours de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer «jusqu’ici tout va bien » ...« jusqu’ici tout va bien » ... « jusqu’ici tout va bien » ...« jusqu’ici tout va bien», ...mais l’important, c’est pas la chute, c’est l’atterrissage. La Haine-1995 Conséquences d'un Burn Out Jeudi 8 septembre 2022, je suis tombé. La machine que je pensais huilée et rompue aux épreuves de la vie active s’est grippée. Réveillé vers 4 heures du matin par des soucis gastriques ayant déjà provoqué plusieurs infections pulmonaires, assis sur le lit les yeux scotchés au plafond, l'agenda de la journée défile avec son cortège d’invitations à des « daily stand up», « urgent ; deal breaker » et autres « Project X; action required»,....Autant de priorités qui s’invitent et se télescopent ; autant de difficultés à trier et isoler un sujet sur lequel se concentrer. Au fond, rien de plus que les autres jours, rien de différent non plus. Comme souvent, je finis par me rendormir à moitié assis, quelques minutes avant que la sonnerie du réveil ne m’extirpe d'une torpeur profonde. La chape de plomb familière me tient cloué au lit ; ce matin, je ne vais pas me lever, je ne vais pas y aller. Je ne «peux» pas. Finalement le sens du devoir, la crainte de reporter au lendemain déjà saturé une journée chargée et un reste d’éducation («on ne montre pas ses faiblesses», «quand on veut, on peut») m'en procurent l'énergie. Quelques minutes plus tard je suis en retard, le Burgman trace sur le périphérique intérieur entre deux files de voitures. Après la Porte d'Aubervilliers, il y a cette belle courbe qui s'amorce sur la droite. Mais ce matin, l’esprit verrouillé, la vue se trouble, je ne vais pas tourner, je vais continuer à filer droit dans le virage, heurter la Peugeot rouge, tomber, me faire mal, suffisamment pour que ça s'arrête tout de suite, là, maintenant! Et puis cet éclair de lucidité, l'instinct, je pense à Delphine, à Isis et à Milo, l'image brouillée redevient nette. Je retrouve mes esprits, suffisamment pour donner le change au bureau jusqu’au weekend et prendre le temps de parler, écouter, réfléchir pour finalement décider de demander de l’aide. Mon Généraliste me propose de prendre quelques jours et m’encourage à rencontrer un Spécialiste. La honte vis-à-vis de Delphine et des enfants, la culpabilité à l’égard de mon équipe et de mes pairs, les années de «formatage » me font hésiter. Mais il y déjà eu cette alerte dans le passé et je me range à l'avis du médecin. Quelques jours plus tard, le Psychiatre établit son diagnostic au bout d'une série de questions «Vous continuez à voir vos amis, à pratiquer une activité sportive, à faire de la musique, c’est encourageant; le souci, c’est votre cerveau qui n’arrive plus à traiter les informations liées au travail, la pression, l'accumulation des situations de stress». Distanciation, dépression, angoisse sont évoquées; «on appelle ça aussi un BurnOut ; c’est une maladie, elle se soigne. Vous allez devoir suivre un traitement, vous déconnecter de votre environnement professionnel pendant quelques temps, prendre soin de vous, vous recentrer». J'ai rapidement ressenti le besoin d’écrire, d’abord pour moi, pour m’aider à analyser et comprendre ce qui m’arrivait et pourquoi maintenant, à 59 ans et près de 40 ans d’expérience dans un milieu ou la pression a toujours été présente, alors qu’il n’y a plus d’enjeux ou de risques à 3(?) ans de la retraite, ... Pourquoi maintenant alors qu’en parallèle la sphère du privé, familiale et amicale est toute bonheur et harmonie ? Mon cas n’est pas isolé. Autour de moi, des collègues, des amis avec lesquels j’ai échangé au cours des dernières semaines m’ont raconté des histoires semblables . Alors comment ai-je pu, comment pouvons-nous en arriver là ? Peu importe la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et rendu cette fois-ci la pression intolérable, me rendant irascible contre ma nature, m’empêchant de réfléchir, altérant parfois mon discernement. Le propos ici ne consiste pas à rechercher de responsabilité du côté de mon employeur ou de ma hiérarchie. J’ai toujours accepté les missions qui m’étaient confiées. J’ai aussi contribué à alimenter le système. Et après plus de 25ans cumulés dans le Groupe qui m’emploie, je ne veux pas mordre la main qui m’a nourri. Ce que je cherche à faire, c’est comprendre et mettre en lumière les dangers qu'engendrent le Système que nous sommes en train de mettre en place et que nous subissons en même temps; dangers liés à l’accélération de la transformation et aux nouveaux modes d'organisation du travail qui en résultent. Les avancées technologiques des dernières décennies et dont nous sommes à la fois acteurs, promoteurs et bénéficiaires auraient dû nous libérer dans notre rapport au travail, nous donner du temps et du bien-être, favoriser l’ouverture aux autres, à la connaissance, aux arts, à l’activité physique, à la nature, alors qu'elles génèrent une aliénation toujours plus forte et nous isolent chaque jour un peu plus. Bien sûr les progrès des 60 dernières années ont engendré des avancées spectaculaires qui marqueront l’Histoire à la hauteur de l’avènement de l’Imprimerie à la fin du Moyen Age, ou des révolutions industrielles des XVIIIème et XIXème siècles. Dans certains domaines comme ceux de la Santé (mon père me rappelait récemment à 87 ans qu’à sa naissance, l’espérance de vie pour un Homme n’en dépassait pas 54 ans) dans le domaine des transports, du Commerce ou de la Communication au sens large pour n'en citer que quelques-uns, les avancées sont immenses et perceptibles à chaque instant. Mais à quel prix ? La " financiarisation " de notre économie et la course à la compétitivité qui en résulte ont effacé l'essentiel des bénéfices liés au progrès pour nous pousser à produire toujours plus, plus vite et toujours moins cher. Aujourd'hui, avec la " performativisation " le système s'emballe ; les rouages s’éliment, la chaîne de transmission est en surchauffe, au bord du déraillement alors que les résultats restent au beau fixe. En parallèle, le sens des réalités s’estompe. La mécanisation et la robotisation ont contribué à l'avènement de l'ère industrielle. Cela a-t-il libéré l’artisan ? Non, cela l’a transformé en ouvrier pilotant des machines qui fabriquent plus en accélérant sa propre cadence, en éliminant les «temps morts», en réduisant les rapports humains pour optimiser la rentabilité et le temps passé à produire. La machine, «boite noire» désormais bardée de composants électroniques et informatiques fournis par des sous-traitants ne lui permet plus toujours de comprendre ce qu’il fait, le fonctionnement du produit qu'il ne manufacture plus mais assemble dans le meilleur des cas. Qui sait encore démonter, entretenir, réparer le moteur d’une voiture ? Qui met encore ses mains dans le cambouis pour remplacer une durite, vérifier une courroie, changer une bougie ? Aujourd’hui, un séisme similaire à celui qui a secoué et transformé le monde ouvrier est en train de bouleverser celui des services, des cadres et du management intermédiaire. L'histoire se répète, avec les mêmes effets. D’un côté, une organisation du travail qui ne redistribue pas les bénéfices du progrès mais les concentre sur l‘accroissement de la performance; de l’autre la même perte de sens vis-à-vis du produit ou du service livré avec la distanciation et l’aliénation grandissante qui en découlent. Avec l’avènement du digital et des nouvelles technologies, notre cerveau doit en permanence jongler entre les sujets, le temps s'est rétréci, la communication devenue immédiate, la réponse à une question est attendue dans la minute ; dans les agendas, les créneaux sont désormais "double, voire triple bookés"; les réunions, principalement à distance et déshumanisées (processus accéléré pendant les années COVID) se succèdent sans temps morts pour les préparer puis pour les digérer ; ces mêmes réunions sont désormais enregistrées pour être visionnées (quand?) par ceux qui n'ont pu y participer car invités à d’autres réunions jugées plus urgentes par des managers à la voix plus forte, ou parce qu'ils dormaient (le meeting se tenait dans une autre «time zone»), ou parce qu'ils étaient en congés. La déconnection, même si elle reste officiellement encouragée par les entreprises est devenue impossible. L'œil reste rivé sur la boite mail, le matin au réveil, dans les transports, le soir, le weekend, pour vérifier qu'il n'y a pas un problème critique à résoudre, un client ou un collègue à dépanner en urgence. La journée, la messagerie instantanée reste activée et un interlocuteur peut jaillir à tout instant et poser une question urgente alors que l’on participe vraisemblablement déjà à une réunion en ligne et que souvent simultanément, nous lisons et répondons aux mails en attente. Les réunions internes qui nourrissaient le lien se font de plus en plus en ligne, les équipes étant souvent à distance, near ou off-shore; idem pour les formations autre fois en face à face et qui ont laissé place à des modules de e-learning qui s’incrustent sans concertation dans les agendas saturés. Il y a bien une prise de conscience. Les enquêtes internes se multiplient de la part d’entreprises au fait des nouvelles formes de mal-être mais qui trop souvent, au moment d'agir, semblent plus soucieuses de la normalisation du travail, du déploiement de nouvelles règles et des reporting qui permettront un pilotage de leurs équipes en «temps réel»; plus soucieuses de leur image sur le marché du travail et de leur potentiel de désirabilité sur Glassdoor que de la manière dont leurs employés doivent s’adapter, ou du nouveau rapport au temps qu'ils entretiennent et de la nature du stress qui peut en résulter. J’ai débuté dans le secteur de la Communication dans une petite boutique alors prestigieuse, chez Feldman, Calleux & Associés (FCA!) à l’époque ou, sans que nous en soyons conscients, le Temps était sacré. A cette époque, au début des années 80, la Création était Reine, la Production artisanale et locale, les Média et les Études d’une grande simplicité. Je suis né professionnellement au pays des idées et des concepts, des typons et des bromures, dans un monde analogique ou l’on montait des films avec de la colle et des ciseaux. Les rencontres entre agences et clients se déroulaient en face à face avec des «transparents» en guise de supports de présentation, les échanges de documents se faisaient au rythme de la Poste, des coursiers dans le pire des cas. Les dossiers clients étaient archivés dans des entrepôts à l’autre bout de la France. Les services de documentation étaient disponibles pour dénicher en quelques jours seulement l’information nécessaire à la compréhension d’un marché, à l’élaboration d’une nouvelle stratégie. Je n’ai aucune nostalgie de ce temps-là, si ce n’est celle du « Temps » qui y était précieux. Le Temps de réfléchir, de comprendre, le temps de se concerter, d’échanger avant d’agir. Tout ça, c’était avant la Loi Sapin et l'industrialisation qui en a découlé, avant le début de la consolidation, de la rationalisation, de la diversification, de la globalisation, de la factorisation, de l’avènement des services Achats, de la "professionnalisation" de nos métiers. C'était aussi avant Macintosh, avant Radiocom 2000 et les Bi-Bop, avant Internet et les autoroutes de l'information; bien avant qu’Adobe ne prenne le contrôle technique de la chaîne graphique, que Microsoft, Sales force et SAP n'emportent le reste puis que les GAFAs et les grosses machines de Consulting ne viennent à leur tour troubler la donne et prélever leur dîme. Aujourd’hui, le media n’est même plus le message. Les Maîtres absolus sont issus de l’alliance entre l’Offre et la Data. La puissance, la pertinence, la disruption, la créativité du message ont cédé leur place à «l’Instant» ou l'offre commerciale individualisée sera délivrée à la bonne personne, sur le bon appareil, au meilleur endroit, au meilleur moment. Doucement mais surement, l’intelligence artificielle, l’automatisation et la sacro-sainte et obscure Data prennent le pas sur l'ensemble, rendant l’ancien artisan plus éloigné que jamais du service qu’il livre de façon parcellaire et dont il ne comprend souvent plus ni la logique, ni le sens, ni le fonctionnement global; à l’instar de l’ouvrier face à la robotique et à l’électronique. En parallèle, le pouvoir de la création a cédé la place à celui de la Finance et à sa quête illimitée de compétitivité pour rassurer et encourager les marchés ; par voies "d'optimisation des process", "de near-shorisation", "d’off-shorisation", "d'automatisation" une fois encore. Et le principe de consolidation permanente a toujours le même impact; standardiser les process afin d’augmenter la productivité individuelle, transformer les forces individuelles de proposition en troupes anonymes d’exécution. Et je sais de quoi je parle; j’ai été et reste un acteur au service de cette transformation avec les process, plateformes et autres outils collaboratifs que j'ai contribué à déployer au cours des 20 dernières années pour en favoriser la mise en place. Pour peu que cela soit combiné à un manque de confiance de la part de l’individu, au désir de bien faire malgré le sentiment accru de ne jamais en faire assez compte tenu du nombre de projets croissant et de leur niveau de complexité grandissant, sans parler des changements fréquents d’organisation, de management, de caps et de priorités, la surchauffe n'est souvent plus une simple hypothèse. Pour ceux qui parviennent mal à appréhender leurs limites ou qui refusent de l'évacuer en la "déléguant" à leurs équipes, la question n'est plus de savoir si, mais plutôt quand la surchauffe interviendra. En parallèle, le sens politique, le calcul, le faire semblant et la maitrise, en un mot la «Représentation» est devenue plus que jamais cruciale pour exister, avancer et survivre en entreprise. Mais comme le décrit le sociologue Norbert Elias dans un article lu récemment, la rétention des émotions a un prix; elle coûte, use et fatigue. Ressentir la limite de l'acceptable est devenu indispensable pour pouvoir réagir avant qu'il ne soit trop tard et que les dégâts ne soient irrémédiables. Et Demain ? L’Homme augmenté sera plus performant, certes. Sera-t-il pour autant plus libre ? Ou plus aliéné ? Qu'adviendra-t-il lorsque les fonctions et services connectés (RFID, Wifi, Bluetooth, accès Internet, géolocalisation, et autres accès aux bases de données) seront greffés dans nos cerveaux? Ou lorsque les exosquelettes, implants et autres transformations génétiques décupleront nos capacités physiques ? L'Homme ultra-connecté et ultra-augmenté ne sera-t-il pas condamné à produire encore davantage parce qu’il en aura les capacités intellectuelles et physiques ? La Matrix, fusion des cerveaux humains cultivés comme autant de fermes de serveurs en réseau et décrite dans le film éponyme des frères (ou sœurs?) Watchowski nous semblait un cauchemar irréaliste. L'est-il vraiment? Cauchemardesque certainement. Irréaliste ? Je finis par en douter. Les mondes décrits par Barjavel, Merle, HG Wells, Arthur C. Clarke, Philip K. Dick, George Orwell, Neal Stephenson, Dan Simmons, etc... et qui ont bercé mon adolescence sont devenus ou sont en passe de devenir réalité. Une réalité qui dépasse souvent la fiction, pour le meilleur parfois, pour le pire trop souvent. Ceux que l'on qualifiait de paranoïaques n'étaient-ils pas les Oracles des temps modernes auxquels nous aurions dû / devrions prêter davantage attention ? Jusqu'à quel point notre cerveau sera-t-il capable d'absorber? Dans nos métiers, le cadre vieillissant peut toujours (plus ou moins facilement en fonction des pays /législations) être remplacé par un élément plus jeune, plus souple, plus ambitieux, plus dynamique et bien sûr moins cher. Encore faut-il qu'il soit formé, encadré, guidé. Mais nos enfants, puisque c’est désormais d’eux dont il s’agit en auront-ils, en ont-ils toujours envie ? Récemment, à la périphérie des effets COVID, les phénomènes de «Great resignation»,«Big Quit» et plus récemment «Quiet Quitting» ont surgi et permettront peut-être de mobiliser les consciences et d’infléchir la donne. Un désir de fuite émerge de la part de certains qui semblent ne plus vouloir garder la main coincée dans un engrenage dont ils perçoivent l'absurdité et la toxicité et qui préfèrent partir. Ou rester éloignés des grosses firmes internationales et aller voir et faire ailleurs, vers du plus petit, plus local, plus humain, voire entreprendre pour rester maîtres de leur Temps, de leur Destin (et de leur revenu). Ces tendances ne sont-elles pas symptomatiques d’une forme de rejet du système et de la perte de sens qui l’accompagne ? Sur les conseils de mon médecin, j’ai réussi-non sans efforts-à déculpabiliser et à prendre du Temps. Pour la première fois (depuis20ans?), je n'ai consulté ni mails pros ni agenda pendant plusieurs semaines. Je me suis rendu quelques jours à Riez dans les Alpes de Haute Provence chez mes amis éleveurs Michel et Isabelle, "mettre les mains dans la terre", participer aux travaux de la ferme au rythme du soleil, labourer un champs, installer une clôture électrique pour que les brebis puissent profiter d'une plantation de sorgho avant le premier gel, prélever les agneaux nés du jours, nourrir les moutons et les chiens, préparer la découpe à l’atelier pour la vente aux restaurants, sur les marchés Provençaux et aux supermarchés, passer à la distillerie récupérer les cuves d'huiles essentielles d'Immortelle et de Lavande. Certes, la technologie a bien sûr transformé le secteur de l'agriculture. Aujourd'hui le tracteur est équipé du GPS ultra performant qui permet à l'agriculteur de tracer son sillon en mode automatique tout en gardant un œil sur la dernière série Netflix. Mais le sens des choses reste palpable, la chaine de production claire; le gigot qui finit dans l'assiette est le produit du troupeau que l'on fait pâturer dans les alpages l'été en le protégeant du loup, du champ que l'on cultive pour le fourrage hivernal, de l'agneau qui nait et que l'on isole avec sa mère, puis que l'on élève en en prenant soin jusqu'à ses 6-8 mois, avant de le "transformer" pour rester pudique. Tout est limpide. Le Temps, authentique et linéaire est imprimé simplement et de façon immuable par le rythme de la Nature. Chaque année depuis le début des années 2000 et à l’exception des deux années COVID, Michel m’invite à participer à la transhumance une journée. En général, le deuxième jeudi d’Octobre, nous partons redescendre la dernière moitié du troupeau, au départ de la cabane du berger située à la lisière du Mercantour jusqu'au village de Colmars-les-Alpes, au fond de la vallée du Haut-Verdon. Cette semaine, je suis retourné à la Cabane de Chabrimand faire la transhumance et j’ai proposé à Milo-14 ans-de m’accompagner pour la première fois. Durant cette longue journée, entre 5 et 22 heures et malgré la fatigue physique, j’ai pu voir le sourire vissé sur le visage de mon fils du matin jusqu'au soir, la surprise se mêler à la fascination et à l’émerveillement, la gestuelle ancestrale progressivement déteindre sur lui. Je crois qu’au-delà de l’expérience ressentie, il a compris le message. Dans le train sur le chemin du retour, lorsque je lui demandais «A ton avis, pourquoi t’ai-je proposé de manquer deux jours de cours pour venir faire la transhumance? Pourquoi avec ta mère, nous avons trouvé ça aussi important que le collège ?», Milo a répondu « Pour que je comprenne d’où vient la viande que je mange, comment ça marche la vie, comment on s’arrange avec la Nature, les animaux, les chiens,...comme avant...parce que pour comprendre, il faut le faire soi-même. Bon, moi j’aime notre vie à Paris, pas question de changer hein? Mais si tu retournes faire la transhumance, je veux revenir, c’était trop grave dingue cette journée,wesh!». J'ai écrit ce témoignage à l'origine pour moi parce que j’avais la conviction qu’écrire me ferait du bien, m’aiderait à sortir la tête de l’eau, à passer d’un mode 100% réactif à un mode qui me permettrait de prendre un peu de distance et favoriserait la réflexion. J’ai écrit aussi pour Delphine et les enfants. Parce que j'avais du mal à leur parler. Parce que j'avais besoin qu'ils comprennent. Pour les sensibiliser aussi comme je l’ai fait avec Milo en l'emmenant dans le Mercantour. Peut-être au fond aimerais-je pouvoir contribuer à faire bouger les lignes, mais je me fais peu d’illusions. Ce sera à vous, Isis et Milo, à vous et à votre génération, celle qu’on appelle "Z" comme la dernière d'une ère, de décider du monde dans lequel vous souhaitez vivre. En exploitant votre potentiel, votre enthousiasme et en y allant à fond pour vous y faire une place qui corresponde à vos rêves, mais aussi en restant vigilants, en refusant d'adhérer à un système si vous le trouvez nocif, en vous engageant, en définissant comment vous rendre utiles et contribuer à la Société, retrouver le sens des choses et sans doute repenser le rythme du travail et sanctuariser le temps personnel. Façonner l’environnement dans lequel vous pourrez vous épanouir et que vous voudrez transmettre à vos propres enfants, ceux de la génération suivante dont l'appellation même reste à inventer. Ayez envie, soyez ouverts, créatifs, mais restez critique! Il vous sera de toute façon difficile de continuer à alimenter une économie guidée par des intérêts souvent opposés à ceux de la planète. Il vous faudra «cracker» le code pour trouver la clé de redistribution des bénéfices liés au progrès, peut-être contribuer à l’invention d’une nouvelle forme de Capitalisme. Il existe forcément un autre modèle tout aussi efficace et plus vertueux, solidaire et respectueux du monde qui nous entoure. Soyez confiants ! Réfléchir et agir devrait déjà vous redonner un peu de pouvoir sur le monde dans lequel vous vivrez. Pour vous je reste optimiste, l'Homme a toujours fait preuve d'un grand sens d'adaptation et a su trouver autrement et/ou ailleurs les ressources dont il avait besoin lorsque celles-ci commençaient à manquer. Pour ma part, «l’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage», comme dit l’autre dans La Haine. Je me sens mieux - enfin je crois - et je m'apprête à reprendre le chemin du bureau. Avec une pointe d'appréhension sur le regard des autres, mon équipe, ma hiérarchie, mes collègues, mes clients.... Et bien sûr une grosse interrogation sur ma relation au travail. J’ai eu beau réfléchir en écrivant. Y penser, y repenser... Comment combiner l'efficacité et continuer à délivrer la valeur que l’on attend de moi avec le recul et la distance dont j’ai besoin? Pourrai-je parvenir à un équilibre en sachant que l’environnement n’aura pas évolué ? Malgré le constat dressé ici, j’ai envie de rester optimiste et d’y croire en appliquant cette bonne vieille méthode Coué ; je le sens, ça se passera bien, forcément, j'en suis sûr ! Et puis comme disent les Tibétains, "Si le problème a une solution, il ne sert à rien de s'inquiéter, et s'il n'en a pas, s'inquiéter ne sert à rien... "Luc Labadie Mercredi 19octobre2022 PS. J'ai longuement hésité avant de partager ce texte au-delà du cercle familial. A la relecture, j'ai ressenti le besoin de le faire, d’abord avec mes amis, collaborateurs et pairs les plus proches. Encouragé par certains, j’ai fini par le publier sur Facebook avant de reprendre le chemin du bureau début novembre. Je suis resté sidéré devant le nombre de personnes qui m’ont contacté, non parce qu’ils venaient m’apporter leur soutien, mais parce que sans que je le sache souvent, la plupart d’entre eux avait vécu une expérience similaire et qu’ils avaient besoin de sortir d’un tabou et d’en parler. Je partage aujourd’hui de manière plus large car j’estime que ce témoignage peut être utile aux autres, tout en alimentant la réflexion et en continuant à nourrir la discussion qui me permet d’appréhender cette phase de ma vie de façon moins solitaire et souterraine, plus positive et constructive.

  • La vente - negociation est une chanson avec paroles et musique !

    Quand j'accompagne un vendeur chez un client, au sortir d'un entretien de vente-negociation, nous refaisons, souvent à chaud dans le véhicule un feed-back sur la chanson que nous venons d'entendre. Comment cela s'est passé ? quelsont été les moments forts? Quelsont été les moments plus faibles ? Si nous devrions refaire l'entretien qu'est-ce que nous changerions ?.... En fait l'objectif est de prendre conscience du déroulement de l'entretien. Nous revivons l'entretien "paroles et musique". Les paroles sont les mots que nous avons employés, les étapes que nous avons abordées et tout l'aspect technique de vente que le vendeur a appris et qu'il utilise. Cette partie correspond à la question : Un entretien de vente c'est QUOI ? La musique est l'aspect écoute et empathie vis à vis de mon client. Suis-je "branché"sur sa longueur d'ondes, en fait c'est tout ce qui va faire que le courant passe bien, parce que je m'intéresse sincérement à mon client. Cette partie correspond à la question : Un entretien de vente c'est COMMENT ? La prise de conscience et l'analyse est une étape majeure dans le perfectionnement du vendeur. Osez se remmettre en question pour évoluer. Mon rôle est d'expliquer, voire de lui montrer lors d'un prochain entretien, les raisons des réactions, les attitudes, les comportements du vendeur et du client. En le faisant, je donne au cerveau du vendeur les éléments pour qu'il fabrique ses bonnes habitudes. Cette partie correspond à la question : POURQUOI j'ai réussi ou raté mon entretien de vente. Ce dernier aspect fait partie intégrante de l'entretien. Il est le moyen de se perfectionner dans un entretien. Quand le vendeur a compris le mécanisme, il le fait seul. Mon rôle est de donner au vendeur l'envie d'exécuter cette bonne habitude. Jean Jacques Jeannin

  • Comment éduquer ses enfants contre la haine ? Les leçons de Spinoza

    Publié: 26 décembre 2022, 18:48 CET auteur Charles HadjiProfesseur honoraire (Sciences de l’éducation), Université Grenoble Alpes (UGA) "Si l’être humain peut être enclin à la haine, il a aussi en lui bien des ressources pour la vaincre." Shutterstock « Tant de mains usées, Tant de chaînes. Tant de dents brisées, Tant de haines ». Raymond Queneau, chanté par Guy Béart, semble avoir cerné le triste visage de notre époque. À tel point que le chef de l’État a cru devoir appeler avec force à ériger des « remparts » face à la haine. L’éducation ne pourrait-elle, ne devrait-elle pas, constituer le premier de ces remparts ? Mais peut-on vraiment, et comment, éduquer ses enfants contre la haine ? Dans son Éthique, Spinoza définit la haine comme une tristesse accompagnée de l’idée d’une cause extérieure : « Haïr quelqu’un, c’est imaginer qu’il est cause de tristesse ». La tristesse est, avec la joie, et le désir, l’un des trois sentiments humains « primitifs ». Un sentiment est un état qui affecte le corps en modifiant (en augmentant, ou en diminuant) sa puissance d’agir. D’une façon générale, la joie augmente cette puissance d’action, et marque le passage à une plus grande perfection ; et la tristesse la diminue, ce qui conduit à une moindre perfection. La haine est ainsi une passion triste. En tant que telle, elle est « nécessairement mauvaise ». Elle pousse à « écarter » ou à « détruire » ce qui en fait l’objet. Il faut donc s’efforcer de la combattre. Mais le drame est que « les hommes sont par nature enclins à la haine ». Comment peut-il alors être possible de lutter contre une telle tendance « naturelle » ? L’éducation, en particulier, devrait-elle être, sur ce point, dénaturation ? Tout l’effort de Spinoza est de montrer comment on peut accéder à une « bonne manière de vivre » en restant dans le cadre des possibilités offertes par la nature humaine. Mieux, en réalisant pleinement cette nature (qui, pour lui, est une partie de la nature divine). Car l’homme a, par nature, la capacité de vaincre la haine. Pour cela, trois grandes voies lui sont offertes. Faire prévaloir la raison sur la passion « L’homme est toujours nécessairement soumis aux passions ». Mais action et passion ont une même origine : « c’est une seule et même tendance qui nous fait dire que l’homme est actif ou passif ». Cette tendance devient passion quand elle est liée à des idées inadéquates ; et vertu quand elle est liée à des idées adéquates. La passion n’est que privation de connaissance. Elle manifeste l’impuissance de l’esprit. Inversement, la puissance de l’esprit se manifeste dans la connaissance claire et distincte, dans l’acte même de comprendre. "La puissance de l’esprit se manifeste dans la connaissance claire et distincte, dans l’acte même de comprendre." Shutterstock Car la passion n’a pas le pouvoir d’effacer la raison. Au contraire, « tous les actes que nous faisons déterminés par un sentiment-passion, nous pouvons les faire déterminés sans lui, par la raison ». Par la connaissance, on acquiert du pouvoir sur les sentiments. En particulier, « un sentiment-passion cesse d’être une passion dès que nous en formons une idée claire et distincte ». C’est la raison – libératrice, source de joie – qui nous sauve de la passion – cause de servitude, synonyme de tristesse-. L’homme peut donc être, en effet, soumis aux passions ; mais aussi libéré de cette soumission. Puisqu’« agir par vertu, c’est agir sous la conduite de la raison », le premier remède à des sentiments tels que la haine, réside dans leur « connaissance vraie ». Faire prévaloir la raison, c’est donc orienter toute l’éducation vers la mise en jeu de l’acte même de comprendre. Comprendre est « le bien que désire pour lui-même celui qui agit par vertu », et qu’il « désirera aussi pour tous les autres hommes ». Du point de vue éducatif, est bon tout ce qui conduit à comprendre ; mauvais, tout ce qui a pour effet d’empêcher de comprendre. « Mener l’intelligence jusqu’à la perfection, ce n’est rien d’autre que comprendre ». C’est pourquoi Il faut apprendre à l’enfant à être déterminé à agir « à partir de ce qu’il comprend ». La première façon d’ériger un rempart éducatif contre la haine est ainsi de faire comprendre aux enfants qu’il faut toujours, et avant tout, chercher à comprendre. Et de les accompagner dans cet effort. Expérimenter la force de l’amour « Il est rare cependant que les hommes vivent sous la conduite de la raison ». Et, par ailleurs, certains pourraient juger qu’une vie sans passion serait bien mièvre. Fort heureusement, une deuxième piste s’offre aux éducateurs, qui permet d’agir en restant sur le plan même des sentiments : combattre, et vaincre, un sentiment-passion négatif (la haine), par un sentiment actif, et positif (l’amour). Car « un sentiment ne peut être réprimé ou supprimé que par un sentiment opposé plus fort que lui ». En l’occurrence, « la haine doit être vaincue par l’amour (ou générosité) et non pas compensée par une haine réciproque ». Mais par quel miracle l’amour, qui est « la joie associée à l’idée d’une cause extérieure », peut-il être plus fort que la haine ? Tout simplement, parce que la puissance d’agir est augmentée par la joie, alors qu’elle est diminuée par la tristesse. C’est pourquoi « qui vit sous la conduite de la raison s’efforce, autant qu’il peut, de donner amour (ou générosité) en échange de la haine, de la colère, du mépris, etc. qu’il reçoit d’autrui ». D’autant plus que « si l’on a à cœur de vaincre la haine par l’amour, on se bat avec joie et sécurité ». "La joie qu’apporte l’amour de l’autre s’éprouve plus qu’elle ne se démontre." Shutterstock Mais cela s’éprouve, plus que cela ne se démontre. La meilleure façon, pour des parents et des éducateurs, de combattre la haine, est donc, pour ce qui concerne cette deuxième piste, d’aimer, ses enfants, comme ses élèves. C’est-à-dire d’éprouver de la joie en pensant à eux, et en étant avec eux. Ce qui implique, il faut l’observer, que l’on s’aime aussi, c’est-à-dire que l’on éprouve de la joie du simple fait d’être soi. Mais cela conduit à la troisième piste. Conforter la puissance d’agir Le secret du miracle de l’amour est simple : il contribue à conforter la puissance d’agir de chaque enfant. La puissance d’agir se confond avec la puissance de comprendre. Or la haine est un signe et un aveu d’impuissance. La servitude peut précisément être définie comme « l’impuissance de l’homme à gouverner et à réprimer ses sentiments ». Tout repose sur la « tendance », qui « n’est rien d’autre que l’essence (ou nature) de l’homme ». Elle n’est donc rien d’autre que la puissance ou effort (conatus) par lequel chaque chose persévère dans son être. La tendance se nourrit d’elle-même. « Plus on s’efforce de rechercher ce qui est utile (conserver son être) et plus on le peut ; au contraire, dans la mesure où on néglige de conserver ce qui est utile (son être), on est impuissant ». C’est pourquoi il faut aider l’enfant à sauvegarder sa puissance. Comment ? La puissance se développe dans et par l’action. Le philosophe Alain l’explicitera clairement : « la grande affaire est de donner à l’enfant une haute idée de sa puissance, et de la soutenir par des victoires ». La « difficulté vaincue » est « l’appât qui convient à l’homme » (Propos sur l’éducation). La puissance d’agir est toujours joyeuse. « Quand l’esprit se considère soi-même et considère sa puissance d’agir, il est dans la joie ». La joie de pouvoir passer, en étant actif, à une perfection plus grande. Pour vaincre la haine, il faut donc, selon cette troisième piste, faire éprouver le contentement de soi. En effet, « la joie qui résulte de la considération de soi-même s’appelle amour-propre ou contentement de soi » ; d’où la nécessité, notée plus haut, de s’aimer soi-même ! Il faut observer, enfin, que la puissance d’agir concerne tout autant le corps que l’esprit. Pour Spinoza, « substance pensante et substance étendue, c’est une seule et même substance ». Si bien que : « L’effort (ou puissance) qui anime l’esprit lorsqu’il pense est, par nature, égal et contemporain de l’effort (ou puissance) qui anime le corps lorsqu’il agit ». Est donc utile tout ce qui augmente, nuisible tout ce qui diminue, la « capacité du corps » : « Plus un corps est apte, comparativement aux autres, à faire ou à subir plusieurs choses à la fois, plus son esprit est apte, comparativement aux autres, à percevoir plusieurs choses à la fois ». Peut-on faire plus bel éloge de l’éducation physique et sportive, qui ajoutera ses bienfaits à la mise en œuvre de l’amour, et au développement de la raison ? Comprendre, aimer, agir, tels pourraient donc être, si l’on suit Spinoza, les trois maîtres-mots d’un projet éducatif dont l’ambition serait d’armer contre la haine. Et de faire vivre dans la joie. À lire aussi : Déjouer les pièges de l’éducation positive avec la philosophie de Hegel À lire aussi : Pourquoi faire de la philosophie avec des enfants ? #philosophie ##enfants #parents #sociabilité #amitiés #passion #amour

  • Apprenez à intégrer l'intuition dans sa vie !

    L'intuition est un puissant outil mental. L'intuition est le guide suprême chez les animaux, nous pouvons appeler cela l'instinct. C'est quelque chose qui ne les trompera jamais. Quand leur instinct leur dit de faire attention, c'est rarement faux. Les animaux l'écoutent toujours. Nous, les humains, avons aussi un esprit. Superbe outil, fantastique et très puissant, pour analyser et comprendre les choses. L'intuition serait située dans "l'inconscient d'adaptation". [5] Malcom Glawell la définit comme une espèce de pilotage automatique qui permet d'agir sans analyser précisément tout ce que l'on fait au cours d'une journée. L'intuition répond à quelques grandes caractéristiques selon Isabelle Fontaine [6] L'intuition vraie est spontanée, elle surgit de manière immédiate, sans crier gare. Une intuition vraie a très souvent une assise sensorielle Les vrais intuitions ont la tête dure, elles reviennent à nous La voix de l'intuition est très fine, fugace et le plus souvent inaudible L'intuition a la sérénité de la vérité Quand l'intuition nous pousse à l'action, si on la suit, il nous arrive des choses justes pour nous. Il est vrai que lorsque vous "lâchez prise" ou que vous méditez, votre intuition répond plus facilement à votre "invitation". Essayez... L'intuition est comme un muscle, plus vous la pratiquez, plus elle devient forte. Utiliser au maximum vos talents psychiques vous permet de pratiquer et de renforcer vos capacités. Plus vous pratiquez en vous appuyant sur votre pouvoir intuitif, plus vous serez en alignement avec votre Moi [1]. " L'intuition est une vue du cœur dans les ténèbres." Dostoïevski Apprenez à intégrer l'intuition dans votre vie. Se connecter à son intuition dans son quotidien, c'est consacrer pleinement son espace intérieur à une forme de réconfort spirituel et d'attention sensuelle à « ce qui est ». [4] Cette expérience, que les traditions spirituelles appellent "le moment présent", est acquise grâce à des méthodes conscientes telles que la méditation, le yoga l e TaÎ-chi ou le qigong et d'autres. Leur point commun est de nous reconnecter à la lenteur qui vous permettra de connecter le corps et l'esprit. En dehors de cet apprentissage, il est possible de cultiver des petits moments de pleine conscience au quotidien. Le but est de mettre de l’attention là où, habituellement, on n’en met pas. Arrêtez-vous, ne serait-ce que quelques instants, pour vous connecter à vos sens. Faites une pause, ne serait-ce qu'un instant, pour vous connecter à vos sens. A table, prenez le temps de bien goûter et sentir. Sous la douche, sentez l'eau, la température et la rugosité de la serviette sur votre peau. Ou, dans un véhicule ou au travail, concentrez-vous sur votre respiration, en imaginant et en ressentant son parcours précis dans votre corps [3] [4]. L'intuition et la connaissance de soi. A l'écoute de soi, vous verrez que l'intuition s'exprime par des micro-mouvements corporels, par des flashs ou des sensations physiques en se trouvant dans un endroit ou en présence de quelqu'un. Vous avez peut-être ressenti ce genre de perception en visitant une maison par exemple ou quand on vous présente une personne ! La pleine conscience peut aussi nous connecter à notre intuition en améliorant la connaissance de soi. Une étude de 2013 publiée dans la revue Perspectives on Psychological Science a montré que la pleine conscience -- définie comme "le fait de prêter attention à l'expérience présente sans aucun préjugé" -- peut nous aider à mieux comprendre nos personnalités. Et comme le note Arianna Huffington dans Thrive, l'intuition augmentée, la compassion, la créativité et la paix sont toutes d'excellents effets secondaires de la méditation[3]. L'intuition est votre boussole intérieure et le guide ultime. Apprendre à écouter et à céder à votre instinct ouvre les portes à des possibilités infinies de réalisation de soi et d'évolution spirituelle. La pratiquer est la voie vers une prise de conscience et une croissance accrue à tous les niveaux de soi[2]. Apprendre à l'exploiter et à l'embrasser est la clé pour maîtriser l'intuition. Il existe de nombreuses façons d'apprendre comment puiser dans votre intuition et devenir plus ouvert à acquérir de la sagesse, et c'est tout le parcours que je vous souhaite. Les références https://www.huffingtonpost.fr/life/article/10-choses-que-les-personnes-intuitives-font-differemment-des-autres_34145.html Accédé 2023-02-27 https://www.sensetsante.fr/cles-relier-intuition/ Accédé 2023-02-27 livre : Au cœur de la tourmente, la pleine conscience de Dr Jon Kabat-Zinn livre : l'intution de Malcom Glawell Témoignage issu du livre "Libérez la voix de votre intuition" Isabelle Fontaine

  • Manquons-nous d'Humilité ? L'article paru dans The Conversation vous le dira !

    Ci-dessous quelques éléments sur l'humilité tiré d'un article paru dans The Conversation Des études montrent que les personnes humbles sont plus altruistes, mais aussi plus disposées à accepter l'aide d'autrui. Faire montre d'humilité en public peut-il permettre d'adoucir des mesures impopulaires, comme le dossier des retraitres pour Emmanuel Macron ? Ou de se rendre plus sympathique comme semblait l'espérer Elisabet Borne ? Le terme humilité est régulièrement utilisé par les politiques, quelque soit le contexte. Mais au-delà de sa manifestation publique -potentiellement stratégique voire insincère, que sait on du rôle de l'humilité dans la vie sociale ? Être humble, c'est se percevoir avec justesse. L'humilité est une capacité à s'auto-évaluer de manière exacte, sans distorsionà se mettre au niveau du soi pourrait-on dire, comme le rappelle son éthymologie latine (le mot humilitas est dérivé de humus terre). C'est une gegeure, car l'un des biais humains les plus partagés est probablement cette facheuse tendance à se croire supérieur à la moyenne en général et à autrui en particulier. Par exemple, demandez à des collaborateurs ou à des coules de faire la liste des tâches qu'ils réalisent pour le collectif puis d'estimer le pourcentage de travail qu'ils pensent réaliser personnallement. La somme dépasse presque tiujours les 100 % car chacun estime une part dispropotionnée des tâches. Imaginons que l'on vous demande si vous pensez être un peu plus humbleque la moyenne des gens de votre âge et sexe. Comme la plupart des gens vous répondrez probablement oui ! Un aspect important de l'humilité réside dans l'aptitude à maintenir son ego à la place qui lui revient et à orienter son attention vers autrui, jugé lui aussi digne d'intérêt. Cette attitude de décentration est judicieuse dans la sphère relationnelle, mais aussi dans d'autres domaines, comme celui des idées de la culture de la science. L'humilité est-elle séduisante ? Dans les relation humaine, l'humilité a la côte. Des enquêtes indiquent qu'elle est plus valorisée chez un partenaire que de nombreuses autres qualités ou aspects de la personnalité comme la sensibilité, son amabilité, son ouverture intellectuelle ou son caractère consciencieux, que l'on envisage des relations à court ou long terme. Ainsi, une étude de speed dationg montrait qu’un partenaire qui communique des informations révélant qu’il est humble suscite la confiance : on lui communiquera ainsi plus volontiers son numéro de téléphone ! Cette confiance n’est pas infondée, car les personnes humbles sont généralement moins malhonnêtes dans les relations romantiques, comme l’a démontré une vaste étude menée en Allemagne auprès de 5700 personnes. L'analyse des dynamiques de couples confirme que l’on est plus satisfait et engagé si l’on a un partenaire pétri d’humilité, et aussi qu’on lui pardonne plus facilement ses travers. L’humilité atténue également la tension dans les échanges compliqués. Dans une étude de laboratoire où l’on examinait des couples invités à discuter d’un sujet conflictuel, il est apparu que chez les personnes au profil humble (cette tendance ayant été mesurée par un questionnaire préalable), la pression artérielle – qui grimpe ordinairement dans ce type de situation – restait à un niveau plus confortable que chez les autres. Lorsqu’un couple est sur le point d’avoir un enfant, l’humilité est associée à un moindre stress prénatal pour les parents, et ses effets perdurent même après la naissance. Quels comportements sont liés à l'humilité ? Être humble favorise des relations sociales moins empruntes d’hostilité.Ces résultats ne sont pas surprenants au regard de nombreux travaux montrant que le narcissisme est, quant à lui, un puissant facteur prédicatif de conduites coercitives et parfois violentes. Le suivi d’une cohorte de 1 200 enfants a par exemple indiqué que ceux qui avaient un bas niveau d’humilité avaient été plus enclins à commettre des agressions une année après le début de l’étude. Ce qui rend les personnes humbles assez attachantes tient également au fait qu’elles s’avèrent plus altruistes, mais aussi plus disposées à accepter l’aide d’autrui. Elles accordent également plus d’intérêt aux opinions et visions du monde qui ne s’alignent pas avec les leurs. D’autres études complètent le tableau. Au travail, les personnes humbles sont moins enclines à instrumentaliser leurs collaborateurs, et les employés qui ont un dirigeant humble développent non seulement un plus grand sentiment de pouvoir personnel, mais produisent aussi un plus grand nombre d’ idées innovantes. Cependant, l’humilité d'un leader a parfois ses limites. Lorsqu’elle est extrême, il peut en résulter une impression d’incompétence. En outre, gare à l’humilité feinte, elle pourrait être perçue comme insincère ou pire : manipulatoire. C’est probablement l’un des risques les plus évidents auxquels s’exposent les personnalités publiques lorsqu’elles parlent d’humilité : cette vertu risque de s’évanouir dès qu’elle est affichée. Laurent Bègue-Shankland, Professeur de psychologie sociale, membre honoraire de l’Institut universitaire de France (IUF), directeur de la MSH Alpes (CNRS/UGA), Université Grenoble Alpes (UGA) Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

  • Le Coeur ou la Raison : Un equilibre difficile à atteindre !

    "Le coeur a ses raisons que la raison ignore" Pascal Le cœur représente nos émotions, nos sentiments et nos passions, tandis que la raison représente notre logique, notre jugement et notre capacité à prendre des décisions rationnelles. L'équilibre entre le cœur et la raison peut être difficile à atteindre, mais c'est important pour une vie équilibrée et satisfaisante. Que faut-il choisir le coeur ou la raison ? Pour trouver un équilibre entre le cœur et la raison, il est important de prendre en compte les deux aspects de soi-même et de les utiliser de manière cohérente. Il peut être utile de prendre du temps pour comprendre ses propres émotions et sentiments et de les intégrer dans sa décision. Il est également important d'utiliser sa raison pour évaluer les conséquences potentielles de ses actions et de ses décisions. Il est important de ne pas ignorer l'un ou l'autre de ces aspects de soi-même, car cela peut entraîner des déséquilibres et des problèmes. Par exemple, si vous ne tenez pas compte de vos sentiments et de vos émotions, vous risquez de prendre des décisions qui ne sont pas satisfaisantes pour vous sur le plan personnel. De même, si vous ne tenez pas compte de la raison, vous risquez de prendre des décisions impulsives qui peuvent causer des problèmes à long terme. En fin de compte, l'équilibre entre le cœur et la raison dépend de l'individu et de ses propres priorités et valeurs. Il peut être utile de travailler avec un coach pour déterminer comment trouver un équilibre personnel qui convient à ses besoins. L'avantage est que lui, il verra les émotions du coaché avec recul et il pourra mettre en place des comportements d'excellence qui permettront de passer outre le ressenti premier de la personne. Pour faire prendre conscience de l'impact des émotions sur une personne et sur l'autre ou les autres, j'itilise un training filmé de façon que factuellement la personne se rende compte des bénéfices que cela apporte et qu'ainsi, elle prenne de plus en plus confiance en elle. L'approche que je propose permet ainsi à la personne d'être en accord avec elle-même en toute circonstance. Voulez-vous qu'on en parle ?

  • A quoi sert la pleine conscience ? (ou mindfulness)

    « La pleine conscience consiste à remarquer activement des choses nouvelles. » Ellen LANGER La pleine conscience a révélé qu'en prêtant attention à ce qui se passe autour de nous, plutôt qu'en fonctionnant en mode "automatique", nous pouvons réduire notre stress, booster nos performances, libérer notre créativité et certaines études ont démontrées qu'on pouvait améliorer notre état de santé. A l'époque dans laquelle nous vivons, où tout est plus compliqué, incertain et où règne la confusion, pratiquer la pleine conscience pourrait permettre aux professionnels une approche différente, plus valorisante et plus productive. Cette façon d'aborder le monde du travail se complète parfaitement avec d'autres approches pédagogiques comme l'intelligence émotionnelle, l'énnéagramme, et d'autres. Moins de stress Pratiquer la pleine conscience vous inscrit dans le présent, vous êtes ainsi plus réceptif au contexte et aux perspectives. D'une façon générale, ce qui génère le stress, ce sont les évaluations négatives machinales que nous faisons. l'inquiétude de rencontrer des problèmes et surtout penser ne pas être capable de les résoudre. La recherche primaire de l'être humain est la sécurité et en entreprise ce besoin se matérialise par de la stabilité, garder les choses en place, pour pouvoir ainsi mieux les contrôler. Mais vous savez que tout change sauf le changement. Ainsi ce qui était vrai, ne l'est plus aujourd'hui. En fait nous avons besoin de cadres, de règles, de méthodes, il faut qu'ils nous guident mais pas qu'ils nous gouvernent. Obtenir de meilleures performances Juste une expérience de tous les jours en pleine conscience : Lire un livre ! Ne vous est-il pas arrivé de lire un livre et de vous apercevoir au bout de quelques pages de ne pas savoir ce qu'il était écrit ? Lire en pleine conscience permet de mieux comprendre ce qui a été écrit et permet ainsi de mieux le retenir. Les performances sont dans tous les domaines, y compris dans le domaine de la relation. Imaginez une conversation, où vous entendez la personne mais vous pensez à ce que vous allez faire après ! Vous allez moins procrastiner et avoir moins de regret. En effet vous allez vivre dans le moment présent donc pas dans la procrastination qui vous projette dans le futur ni dans le regret qui vous ramène dans le passé. Pleine conscience et management Une des méthodes que j'ai emprunté à Ellen Langer, consiste à imaginer que vos pensées sont intégralement transparentes. Dans ce cas, vous ne voyez plus votre interlocuteur de façon négative, vous n'étes plus dans le jugement et vous chercher à le comprendre. Et lorsque quelque chose vous contrarie, posez-lui la question suivante : "Est-ce une tragédie ou un désagrément ?" Il y a de fortes chances que sa réponses relève plus du désagrément. Gardez en tête que le stress, les désagréments ne sont pas en fonction des événements, mais de la perception que vous en avez. Quels sont les champs d'intervention de Coaching by JJ Coaching by JJ accompagne des professionnels dans l'exercice de leur fonction. Dans le cadre du coaching, la pleine conscience est la première étape incontournable du parcours. Utilisez le plus possible cette approche que ce soit dans la respiration, dans une activité personnelle et dans des activités professionnelles, pour que petit à petit la pleine conscience devienne une compagne de tous les jours. Dans le cadre des formations, les premiers exercices ont un "retour sur soi". une introspection qui permet à chacun de prendre conscience de ce que je dis, ce que l'autre dit, ce je fais, ce que l'autre fait... sans jugement. Que du factuel ! Dans le cadre des training, à ce niveau le coaché ou le stagiaire a acquis le savoir-faire de la pleine conscience. L'objectif maintenant c'est de l'intégrer dans un savoir-être. Conclusion Nous avons le choix d'accorder attention aux choses ou vivre machinalement. « Vivre est un ensemble de moments rien de plus. » En vivant pleinement le moment présent vous l'enrichissez, chaque moment compte, et comme tout compte, donnez leur un sens. ET... Si pour vous la pleine conscience est important, rejoignez-nous !

  • Comment ne pas se faire manipuler ?

    La manipulation existe partout car elle flatte notre égo ou tout simplement notre bonne éducation. La nature de l'être humain est naturellement manipulable, parce que notre inconscient nous mène par le bout du nez et que notre cerveau privilégie le plaisir à la logique et à la réflexion. En fait, la manipulation utilise tout ce qui fait de nous des êtres d'émotion et de communication ! Piégé par nos enfants, nos amis, nos animaux, notre bonne éducation ! Les enfants sont experts dans ce domaine : Si votre fillette d'environ 5 ans vient vous voir et vous dit : "Mon petit papa chéri, je m'ennuie, peux-tu m'acheter la poupée "Reine des neiges", elle est tellement jolie, je te promets que serais très sage !" Comment résister et ne pas passer pour un papa pas gentil ! Abuser de votre gentillesse n'est pas forcément une action volontaire : "Vous êtes dans le train, une passagère assise en face de vous, vous demande si cela ne vous dérange pas de de surveiller son sac pendant son absence. Votre réponse sera surement : " Oui, bien sûr, cela ne me dérange pas " . Je pense que personne n'oserait dire : " Oui, cela m'ennuie". Toutes ces petites manœuvres ne font pas grand mal. C'est de la petite manipulation et nous avons tous à un moment donné, eut recours à ce genre de communication ! Piégés par des vrais manipulateurs Nous sommes à la merci de celui qui promet de combler nos manques. Les vrais manipulateurs cherchent, eux à contrôler et dominer leur cible et pour cela, ils ont besoin des manipulés, c'est un jeu social. Le manipulé n'est pas forcément un naïf, un crédule, un trop gentil... personne n'est à l'abri, car nous avons tous un "talon d'Achille" et si vous ne connaissez pas le vôtre, lui saura comment s'en servir à son escient. Il est difficile de repérer un manipulateur pathologique, car justement l'une des techniques est de passer inaperçu, il avance masqué. Le plus souvent, nous l'identifions à rebours à cause de de ses attitudes contradictoires ou son double langage. Nous pouvons apprendre à repérer ce genre d'individu, pour les contrer. un préalable est nécessaire : Comprendre que nous ne sommes jamais aussi manipulé que par nous-même. Qu'est-ce qui caractérise un manipulateur ? Ce sont des marginaux, handicapés de la vie, des adultes qui ont été des enfants tyrans. De cette détresse vient leur désir de manipuler. Il existe des manipulateurs pathologiques et le simple manipulateur. Le simple manipulateur cherche à défendre ses intérêts. Il est un bon communicant avec du charisme, c'est un caméléon social. S'il fait du mal à l'autre, lui n'éprouve pas de plaisir. Le manipulateur pathologique cherche à blesser, à détruire l'autre, à dominer. Il a l'impression de faire la démonstration de sa supériorité par son intelligence, sa ruse, sa stratégie. Quand ils ont atteint leur but, ils éprouvent un grand plaisir, cela flatte leur égo, mais ils ne parviennent pas à se faire aimer, car il n'éprouve aucun sentiment. Ils obtiennent de l'autre, de la soumission, de l'écrasement, de l'autodestruction, mais comme ils ont usé leurs victimes, elles n'ont plus la force d'aimer. Elles sont vidées de leur énergie. Comment le prédateur tisse sa toile ? Le manipulateur a du flair pour repérer sa victime et sa potentielle dépendance. Il se met en position de Sauveur -voir le triangle dramatique - et met en place une stratégie qui demande du temps et du calcul. Il est, d'abord avenant, très convivial, très sympathique et petit à petit il tisse sa toile., il éloigne sa proie de ses amis, de sa famille, il la rend dépendante. Puis il manie le chaud et le froid : il donne beaucoup et prive brutalement, il cultive une insécurité, ses paradoxes, comme "être dépendant de sa victime ou d'en n'avoir pas besoin". En fait il faut savoir que le prédateur dépend de sa proie. Sans elle il n'est rien ! Et les pervers narcissiques ? Ils sont l'incarnation parfaite du manipulateur pathologique. Il cumule les excès du narcissisme, de la mégalomanie et du complexe de supériorité, il a le sentiment que tout le monde dépend de lui ! Cette présence lui donne du charisme, grâce auquel il fait plonger ses victimes. Remarque : tous les manipulateurs pathologiques ne sont pas des pervers narcissiques. Et dans le monde professionnel ? Des relations toxiques existent dans le monde professionnel. Il est important de savoir les identifier et de savoir, s'ils proviennent d'un agissement insidieux d'un collègue ou d'un supérieur hiérarchique ou de notre propre attitude. Je me fais manipuler quand je subis des flatteries ou des menaces. Par exemple si mon supérieur me donne une mission en me disant "que je suis la seule personne à pouvoir l'exécuter" cela peut être un indice, voire une alerte. En général le manipulateur utilise la séduction, ne donne pas tous les éléments et peut faire usage de menaces voilées, comme "il serait mieux pour toi que cette mission soit réalisée dans les temps !" La fréquence de ce genre d'intervention doit vous alerter ! et vous devez vous demander à quels besoins vitaux, dont j'ai besoin pour vivre, cela correspond. Eric Berne s'est interrogé sur nos besoins vitaux. Par analogie à la nutrition, il les a appelés "soifs" en montrant ainsi à quel point ils sont fondamentaux. La soif ou le besoin de stimulation La soif de stimulation correspond est notre lien social dans le but de forger son identité et donner du sens à son travail. Il correspond à de la bienveillance, des encouragement de la gratitude. La soif ou le besoin de reconnaissance Cette soif correspond au besoin d'être accepté et reconnu dans son travail. Pour obtenir ces besoins de reconnaissance, la personne rentre en relation avec les autres afin de d'obtenir des "coups" ou des "caresses" qu'Eric Berne appelle des "strokes". Il existe de 5 niveaux de strokes, du plus valorisant au moins valorisant. Ils permettent d'exister et de relever des défis, collaborer... La soif ou le besoin de structure Comme chacun a besoin de se positionner dans l'espace et dans le temps, le manipulateur fait tout pour que la personne n'ait pas ces repères de stabilité. Ainsi il met dans le flou la personne pour qu'elle n'ait pas de repère et ainsi dépendante de son bon vouloir. Quelles solutions ? La manipulation s'appuie sur l'émotionnel et le flou. A chacun de prendre du recul, c'est à dire, se couper de son émotionnel et de rétablir clarté et factualité dans nos communications et nos relations. L'utilisation de la pleine conscience joue un rôle bénéfique pour sortir de ce piège. D'ailleurs, un supérieur hiérarchique peut être manipulateur et il peut lui aussi pris dans cet engrenage et être manipulé par son supérieur hiérarchique. Ainsi il est à la fois manipulé et manipulateur, cela entraine des comportements dysfonctionnels en cascade. Une fois cela identifier, vous devez prendre rendez-vous avec l'interlocuteur problématique et d'en discuter, pas n'importe comment et surtout pas les mains dans les poches. Ce genre d'entretiens se préparent, car il s'agit de ne pas brusquer l'autre et d'aborder ses propres attentes . Je m'automanipule Je ressens un manque d'autonomie dans l'exécution de mon travail, je l'impute à mon entreprise, sans voir que je suis moi-même en cause. Je peux à ce moment là me mettre en retrait, me rebeller ou m'enfermer dans une sorte de fatalisme. Je me sens victime d'un système que je ne peux pas modifier. Un signe entre-autres devrait m'interpeller : la généralisation. Exemple "c'est toujours comme cela..." on ne nous écoute jamais ".... Le "quiet quitting". Je fais ce que l'on me demande et pas plus. En cette période économique particulière, je peux prendre conscience qu'en fait, la priorité n'est pas forcément le travail, mais ma santé, donc je fais plus de sport, cela peut être ma vie de famille, donc je passe plus de temps avec mes enfants, mon conjoint, mes parents, ou cela peut-être mes loisirs, donc je profite pour faire plus d'escapades, de mes amis... Je prends conscience que le travail ne me donne pas forcément le sens de la vie que j'attends. Alors, je me laisse manipuler et je fais uniquement ce que l'on me demande. Le challenge du manager d'aujourd'hui est aussi celui là : donner du sens à son travail au travail de son équipe au travail de chacun, surtout qu'avec les conditions économiques et les conditions de travail comme le télétravail, cette tâche devient de plus plus délicate. Est-ce que je veux changer cette situation d'automanipulation, c'est à dire , faire juste ce qu'il faut et pas plus ? Si oui, je dois changer et cela viendra de soi-même et surtout pas des autres. Aussi il est important dans un premier temp s d'dentifier les situations de mal-être tant de façon individuel que dans l'entreprise. Ensuite d'adopter une attitude et des objectifs positifs, être lucide, c'est à dire savoir prendre du recul sur soi-même et donner du sens à sa vie. Qu'est-ce qui vous rend vulnérable ? Identifier votre talon d'Achille est indispensable, car c'est la porte d'entrée à la manipulation . vous voulez le savoir, Bibliographie recommandée : Soumission à l'autorité de Stanley Milgram. Comment un individu ordinaire peut se transformer en tortionnaire. Sur you Tube : "l'expérience de Milgram Petit traité de la manipulation à l'usage des honnêtes gen de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois L'Analyse Transactionnelle, pour mieux se connaître et connaître les autres d'Eric Berne Eloge de la lucidité d'Ilios Kotsou (marabout -Poche)

  • Les bienfaits du Lâcher-prise.

    Lâcher prise est un concept difficile. Cela signifie abandonner quelque chose ou quelqu'un qui compte pour vous. Vous devez également le faire sans hésitation ni regret. La plupart des gens ont du mal à comprendre le lâcher-prise, car cela va à l'encontre de notre tendance naturelle à nous accrocher aux choses. Même si libérer quelque chose peut sembler douloureux au début, cela apporte de puissantes récompenses. Le lâcher prix est essentiel pour ne pas se laisser entraver par un passé douloureux, par des relations toxiques ou par des pensées négatives. Il s'agit de laisser aller les choses et de ne plus se laisser atteindre par ce qui s'est passé ou ce qui se passe. Cela peut être difficile à faire si vous avez du mal à vous pardonner ou à pardonner aux autres, ou si vous avez du mal à accepter votre situation actuelle. Mais vous devez comprendre que le lâcher prise vous permet de vous sentir mieux et d'aller de l'avant. Le lâcher prise ne signifie pas que vous êtes complètement déconnecté de votre passé ou de votre présent. Vous devez toujours vous soucier de ce qui se passe autour de vous et de la manière dont vous réagissez à ces événements. Cependant, le lâcher prise signifie apprendre à vous détendre et à apprécier le moment présent, en acceptant ce qui est hors de votre contrôle. Donc si vous ne pouvez pas changer le problème, vous pouvez changer votre réaction au problème. La pratique du lâcher-prise : Elle peut prendre la forme d'une méditation ou d'une pratique de pleine conscience. Que ce soit l'un ou l'autre, ils nous proposent de respirer, la respiration a un effet émollient contrairement à la rumination qui a un effet de solidification de nos pensées et émotions négatives. Cela peut également être une forme d'art comme la musique, la danse ou la peinture. Ces activités vous aident à vous reconnecter à votre environnement et à votre moi intérieur, et à vous sentir plus calme et plus centré. Le lâcher prise peut également être une pratique spirituelle, qui repose sur l'acceptation des circonstances et des sentiments auxquels vous êtes confrontés. Il permet de se reconnecter à soi-même et à l'univers, et de prendre du recul sur ses émotions et ses pensées. En pratiquant le lâcher prise, on peut s'autoriser à être plus présent, le lâcher prise vous permet de vous mettre à l'abri du stress et du stress émotionnel qui peut accompagner votre vie quotidienne. Avec le lâcher prise, vous apprenez à accepter les choses telles qu'elles sont et à les voir sous un autre angle. Vous devez comprendre que certaines choses ne sont pas entièrement sous votre contrôle et que vous ne pouvez pas toujours les changer. Il s'agit d'accepter la situation et d'utiliser cette acceptation pour trouver de nouvelles solutions. Cela peut vous aider à comprendre que vous ne pouvez pas changer le passé, mais que vous pouvez apprendre des leçons pour le futur. Vous pouvez également voir les choses sous un autre angle et trouver des moyens de faire face à des situations difficiles. Le lâcher prix est une technique qui peut être utile pour apprendre à accepter les choses telles qu'elles sont. Nous avons tendance à rester coincés dans nos vies en raison d'un attachement aux choses ; nous sommes attachés à nos emplois, possessions et relations. Au fur et à mesure que nous sommes occupés dans la vie, nous oublions de vivre et de profiter des bénédictions de la vie. En fin de compte, cela conduit au stress et à l'épuisement professionnel. Au lieu de lâcher prise sur ce qui vous retient, réfléchissez à la manière dont le lâcher prise vous aide. Lorsque vous lâchez quelque chose, vous gagnez en paix, en calme et en concentration. C'est parce que votre esprit n'est pas dérangé par les choses que vous abandonnez. Vous devenez également plus tolérant et sûr de vous lorsque vous ne vous accrochez plus à des choses sans importance. Lorsque nous abandonnons quelque chose, nous admettons que c'est plus important pour nous que ce qui reste. Nous ne sommes pas disposés à faire des compromis sur ce qui est le plus important pour nous ; cela inclut le temps, l'énergie et les émotions. Nous ne voulons pas non plus laisser d'autres personnes contrôler ces choses. En conséquence, nous pouvons devenir têtus ou sur la défensive lorsque quelqu'un essaie de nous enlever quelque chose qui nous tient à cœur. Il peut être difficile de lâcher prise lorsqu'elles nous rendent si attachés. Le concept de lâcher prise Il est essentiel pour le développement spirituel. Dans le bouddhisme et le jaïnisme, le terme «lâcher prise» fait référence à l'expérience de la mort. Pendant la mort, une personne a abandonnée tout attachement, y compris celui d'avoir des sentiments agréables et anciens ou des attachements tels que l'envie et l'aversion. Cet acte libère l'âme du cycle de la naissance, de la décadence et de la mort ; il libère également l'âme de la souffrance causée par les attachements à la forme. Bouddha a enseigné que s'accrocher conduit au stress, qui à son tour provoque la maladie et la misère. En apprenant à lâcher prise, nous éliminons notre lien à l'ignorance et à la douleur. Le lâcher prise est un concept bouddhiste qui invite à accepter les circonstances de la vie et à se concentrer sur le moment présent. Cela signifie qu'en supposant aller nos attentes et en acceptant le fait que certaines choses ne peuvent pas être changées, nous pouvons profiter d'une plus grande liberté émotionnelle et physique. En tenant compte de cela, libérer quelque chose peut être vraiment libérateur ! Il prévient le stress et la douleur inutiles tout en vous permettant d'accéder à de nouvelles opportunités dans votre vie. De plus, laisser tomber des objets sans importance les empêche de vous retenir pour des tâches plus importantes. Tout le monde peut bénéficier d'apprendre à lâcher prise chaque fois que nécessaire. Où est donc ma peine ? Je n'ai plus de peine. ce n'est qu'un murmure au bord du soleil. Paul Fort-Chanson à l'aube Une autre définition du Lâcher prise Accepter le réel et rester là en renonçant à contrôler la situation et à trouver une solution. Être présent et se laisser porter par le courant de la vie et lui faire confiance.

  • Sois parfait ! L'être humain est-il perfectible ?

    Liberté - être parfait - supplément d'Âme Cette notion repose sur l'idée que les individus ont le potentiel de progresser dans divers domaines, tels que le savoir, les compétences, la compréhension émotionnelle et l'évolution personnelle. La croyance en la perfectibilité humaine est ancrée dans de nombreuses philosophies et courants de pensée, notamment le courant des Lumières du 18e siècle. Des penseurs tels que Jean-Jacques Rousseau dans son "discours sur l'origine de l'inégalité" avance que la spécificité de l'être humain est sa capacité d'évoluer, alors que la tradition philosophique, dont Aristote, caractérisait l'être humain par l'aptitude au discours rationnel c'est à dire le logos. Il évoque deux qualités humaines qui les distinguent des animaux -tous deux mus par l'autoconservation- la liberté et la perfectibilité. Emmanuel Kant dans ses "Réflexions sur l'éducation" distingue l'animal exclusivement instinctif et l'être humain qui est capable de se perfectionner vers une "destination qu'il a choisi". Tous deux ont soutenu l'idée que les êtres humains ont la capacité de se libérer des contraintes de l'ignorance, des préjugés et des limitations pour atteindre un état de perfectionnement moral et intellectuel. Il est important de reconnaître que la perfectibilité humaine est un concept philosophique et idéaliste. La notion de perfectibilité humaine est souvent associée à l'idée de progrès. Les êtres humains ont constamment cherché à améliorer leur condition, que ce soit sur le plan intellectuel, moral, physique, technologique ou social. Nous avons réalisé des avancées significatives dans de nombreux domaines, tels que la science, la médecine, la technologie et les droits de l'homme, grâce à notre capacité à apprendre, à innover et à remettre en question le statu quo. Dans la réalité, les individus ont des capacités et des limites différentes, et leur développement dépend de nombreux facteurs, tels que l'environnement, les opportunités et les ressources disponibles. Certains peuvent atteindre des niveaux élevés d'accomplissement et de perfectionnement, tandis que d'autres peuvent rencontrer des obstacles ou des difficultés qui entravent leur progression. De plus, certaines caractéristiques et traits humains peuvent être plus difficiles à changer que d'autres. En fin de compte, la perfectibilité humaine est une idée qui reconnaît le potentiel d'amélioration de l'être humain et la capacité de chacun à se développer tout au long de sa vie. C'est un concept qui souligne l'importance de l'éducation, de l'apprentissage continu et de la volonté de remettre en question et de remédier aux aspects négatifs de notre nature humaine. Oui, l'être humain est considéré comme perfectible. Être humain perfectible, Être humain augmentée ! Une fois, que l'être humain est conscient de sa perfectibilité, rien n'arrête ce mouvement de perfection. Cependant, l'évolution technologique rapide de notre société a également donné lieu à un concept d'« être humain augmenté ». Nietzsche parlait de volonté de puissance. L'idée de l'être humain augmenté soulève de nombreuses questions éthiques, philosophiques et sociales. D'un côté, l'augmentation humaine peut offrir des avantages considérables, notamment en aidant les personnes handicapées à retrouver des capacités fonctionnelles, en améliorant es performances athlétiques ou en permettant de traiter certaines maladies et affections. Cela pourrait également ouvrir la voie à de nouvelles formes d'expression artistique et de communication. D'un autre côté, il existe des inquiétudes quant aux implications à long terme de l'augmentation humaine. Certaines personnes craignent que cela ne crée des inégalités sociales, où seuls ceux qui ont les moyens de se permettre ces technologies pourront bénéficier des avantages de l'augmentation. Il y a également des préoccupations concernant la sécurité et la vie privée, car l'utilisation de dispositifs implantables ou connectés peut rendre les individus vulnérables à la piraterie informatique et à la surveillance. Parce que nous repoussons continuellement les limites, nous devons tenir compte de situation au sein d'une réalité naturelle : l'environnement. La question de l'augmentation humaine est complexe et nécessite une réflexion approfondie sur les valeurs, les conséquences et les limites éthiques. La société devra déterminer collectivement comment encadrer et réglementer ces technologies afin de maximiser les avantages tout en minimisant les risques potentiels. Alors comme disait Albert Jacquard autrefois "inventer l'homme". Bergson a développer des réflexions importantes à ce sujet dans "Deux sources de la morale et de la religion". Ces réflexions ont lieu à une réflexions passée dans le langage courant : un supplément d'âme. L'augmentation de l'humanité était considérable au XX ème siècle. En tant qu'augmentation externe, comme mentionné précédemment : nos corps sont transformés par un système d'outils et de machines. et aussi une augmentation intérieur où nos corps sont transformés non pas par une adjonction mais de l'intérieur, par une intervention au sein même de nos corps provoquant guérison et longévité qui permet d'avoir une vie plus longue et en bonne santé. Les progrès sont mis au service de la puissance de l'être humain et cette puissance est centrée sur nous-même en tant qu'individu ou tout au plus comme membres d'un groupe. Mais l'humanité n'est pas un groupe. Bergson constate que nous n'avons pas encore pensé l'humanité se rapportant à elle même et ne disposant que de ressources limitées, nous prenons à autrui ce dont nous pourrions manquer et dont nous pourrions avoir besoin. La réflexion que je souhaite maintenant induire consiste à se demander si ce but, explicite ou non, exprime l'apothéose de l'homme lui-même ? " La perfection c'est la conscience que la réalité est un processus qui évolue dans une direction définie avec un but. A l'intérieur de ce mouvement, chaque instant, par l 'intermédiaire du processus, est en connexion avec le but, Et ainsi tout est parfait " Oscar Ichazo

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